Le voyage d’affaires distance le tourisme loisir selon Navan

D’après le nouveau Navan Business Travel Benchmark (BTB), l’écart entre voyages d’affaires et tourisme de loisirs n’a jamais été aussi important.
Le Navan Business Travel Benchmark (BTB) a été dévoilé le 14 juillet
Le Navan Business Travel Benchmark (BTB) a été dévoilé le 14 juillet

« Le voyage est une activité très saisonnière, mais la divergence entre affaires et loisirs observée au premier semestre de cette année a été plus marquée que par le passé ». Le constat est signé Aurélien Nolf, directeur financier de Navan. Il s’inscrit dans le cadre de la publication du Navan Business Travel Benchmark (BTB), qui a sondé le marché du voyage au cours du premier semestre.

Dans ce rapport, Aurélien Nolf poursuit : « Même si le tourisme dans son ensemble a stagné, les entreprises ont continué d’investir dans les interactions en face à face en raison de leur rôle essentiel dans la croissance, le service aux clients et la constitution des équipes. Conformément à nos attentes, le BTB a progressé de 13,5 % en glissement annuel, porté par la vigueur et la résilience du voyage d’affaires ».

L’écart se creuse entre voyage d’affaires et loisir selon Navan

Dans le détail, l’index du voyage d’affaires de Navan atteint 189,1 points, son plus haut niveau historique d’après les auteurs du rapport. L’écart avec le TSA Passenger Index (121,1) atteint ainsi 68 points. Là aussi, « un record absolu » d’après la TMC. Navan estime que les dépenses domestiques ont progressé de 21,5 % en glissement annuel, le volume ayant lui augmenté de 8,8 %. En outre, le volume des réservations hôtelières a bondi de 11,1 % sur le marché domestique et de 9,8 % à l’international selon le rapport. Malgré une hausse sensible (14,4 %) du prix moyen des billets (ATP) toutes classes confondues les voyageurs d’affaires ont plébiscité les classes avant. Le volume des trajets en classe affaires et première a ainsi progressé de 17 % sur le marché domestique et de 19,3 % à l’international.

Pour Phil Mackintosh, économiste en chef du Nasdaq, « ce dernier baromètre montre que les entreprises continuent d’investir pour conquérir de nouveaux marchés et stimuler leur croissance, et qu’elles absorbent des coûts plus élevés en signe de confiance dans la poursuite de l’activité ».