
Un assisteur comme International SOS dispose de ses propres capacités de rapatriement.
Ebola et coronavirus récemment, le SARS plus loin de nous : les épidémies se suivent et pèsent sur les déplacements professionnels. Elles mettent bien sûr en danger la santé des voyageurs, mais elles rendent aussi la logistique d’accompagnement difficile. “Le risque était infime de voir un voyageur d’affaires contracter le virus Ebola, transmis par contact. Mais avec des hôpitaux débordés, si un problème médical autre qu’Ebola survient et que le voyageur est contraint d’aller à l’hôpital, un double problème se pose. D’une part, car il y a un risque de contamination, mais aussi parce qu’il est difficile d’évacuer un patient qu’on soupçonne atteint par le virus”, remarque Cosme Desgrée du Loû, d’International SOS.
Si les pandémies sont très médiatiques, les principaux problèmes qui touchent les voyageurs d’affaires ne sont pourtant pas spécifiques aux zones sensibles. Ils font partie de la vie de tous les jours, accidents de la route, maladies cardiovasculaires ou infections. Ces tracas plus ou moins graves sont le lot quotidien des assisteurs. En France, le Syndicat National des Sociétés d’Assistance (SNSA) regroupe dix acteurs, pour la plupart des filiales de grands assureurs et qui constituent à eux tous 97 % du marché : ACTA, AXA Assistance, Europ Assistance, Fidelia Assistance, Filassistance, Garantie Assistance, Inter Mutuelles Assistance, Mondial Assistance, Mutuaide Assistance, Opteven. À travers leurs contrats – par exemple les solutions Entreprise Affaires et Mission Pro de Mondial Assistance ou les pass Intégral entreprise, Expatriation, Missions et Pluriel pro chez Europ Assistance –, ces acteurs accompagnent les soins sur place et organisent au besoin des rapatriements sanitaires.
Fort de ses 35 plates-formes téléphoniques et de ses 44 filiales éparpillées un peu partout dans le monde, Europ Assistance intervient par exemple dans plus de 200 pays. International SOS dispose aussi de ses propres centres médicaux et de moyens d’évacuation dédiés. “Nous intervenons dans les pays les plus sensibles politiquement comme la Somalie, car nous avons une clinique à Mogadiscio. Mais nous accompagnons aussi les équipes de prospection dans des zones reculées avec du personnel intégré sur les plates-formes pétrolières ou les sites miniers”, explique Arnaud Derossi, directeur médical Assistance et Aviation EMEA d’International SOS. Sa société met aujourd’hui l’accent sur la prévention à travers des e-learnings à suivre avant le départ sur les accidents de voiture ou encore le paludisme, une maladie qui touche 10 000 voyageurs chaque année selon l’OMS. Ce volet prévention passe aussi par des bilans de santé axés sur le voyage. Car, pour une personne présentant des risques cardio-vasculaires ou souffrant de maladies chroniques, il y a une différence à être capable de travailler dans son bureau à Paris et supporter un voyage de longue durée dans des pays où le niveau de soins est limité. En prenant en compte les coûts générés par un problème médical à l’étranger et l’absentéisme du collaborateur, International SOS a ainsi calculé un “retour” de 1,3 à 2,3 euros pour chaque euro investi dans la prévention.




















