
« Qui est le voyageur d’affaires en 2016 ? » : c’est la question à laquelle HRS tente d’apporter quelques éléments de réponse, à travers une étude réalisée en France à la fin du mois de février, en sondant plus de 200 professionnels nomades. Le fameux portrait-robot du voyageur d’affaires – un exercice auquel se prêtent régulièrement les grands acteurs du business travel, à l’image d’Adagio ou de la DGAC – décrirait un professionnel âgé de 35 à 55 ans (64%), trop « expérimenté », donc, pour bénéficier de la nouvelle carte jeunes dévoilée jeudi par HOP! Air France… Dans la majorité des cas (55%), l’organisation familiale lui permet d’accepter le déplacement. Contrairement aux idées reçues, les hommes ont davantage tendance à refuser des voyages d’affaires : le cas de figure se serait en effet présenté dans 53% des cas chez la gente masculine, contre 36% à peine chez les voyageuses d’affaires.
Où vont-ils donc, ces professionnels nomades ? Le plus souvent, les déplacements se limitent aux frontières de l’Hexagone (58%), ou à l’échelle européenne dans 38% des cas. Des zones a priori plus « sûres » que d’autres régions du globe, ce qui pourrait expliquer que 67% des voyageurs d’affaires font confiance à leur entreprise pour le choix des destinations. 37% des professionnels indiquent par ailleurs être prêts à refuser une destination si celle-ci comporte des risques.
Bleisure : les limites d’un phénomène
Dans cette étude, HRS s’est également penchée sur les petites habitudes des voyageurs pendant leurs déplacements. Près de la moitié des sondés (47%) profitent de leur temps libre pour s’aérer et se promener (47%), voire partir à la découverte de la ville (27%). Professionnels jusqu’au bout des ongles, un quart des voyageurs (25%) utiliseraient leur temps libre pour finaliser leurs dossiers. Quant au bleisure, ce fameux mélange des genres entre business et leisure, la pratique ne serait finalement pas si répandue. En effet, un tiers des voyageurs (31%) estiment avoir un emploi du temps très chargé qui les dissuade de prolonger leur séjour pour le week-end. Si 26% se disent tentés par cette perspective, seulement 18% des professionnels prolongent leur déplacement le temps d’un week-end, en invoquant le plus souvent des motivations… professionnelles « pour 47% d’entre eux, cela permet de nouer de meilleurs liens avec leurs homologues et leurs contacts sur place ».


















