2017, année du grand bond en avant pour Eurowings

Pour contrer la croissance du trafic low cost au depart de Munich, Eurowings, la filiale de Lufthansa, change son fusil d’épaule. Depuis la mise en place des horaires d'été, la compagnie allemande a décidé de s’implanter également sur les deux hubs du transporteur, à Francfort et Munich.
Eurowings
Eurowongs, filiale de Lufthansa, poursuit son expansion.

Durant le salon ITB, en mars denier, Karl Ulrich Garnardt, PDG d’Eurowings, révélait l’ambitieux plan d’expansion de sa compagnie. Selon lui, sur les 180 compagnies aériennes que compte l’Europe, seule une poignée de groupes ou de compagnies va survivre, la consolidation du marché ayant déjà débuté. Et, bien évidemment, Eurowings entend être du côté des vainqueurs. “Nous avons déjà fait le ménage dans notre groupe en consolidant Germanwings et Eurowings en une seule entité. Ce qui nous permet de nous concentrer maintenant sur la croissance de notre marque et de nos bénéfices”, indiquait-il à cette occasion.
Dans ce cadre, l’objectif en 2017 de la filiale de Lufthansa est d’abord d’accroître sa présence en Allemagne et en Autriche, à Palma de Majorque aussi ainsi qu’à Bruxelles où Brussels Airlines va être intégré à l’entité Eurowings. Pour asseoir cette expansion, l’accord conclu entre Lufthansa et Etihad pour le transfert d’une partie des Airbus A320 d’Airberlin va permettre à Eurowings de bénéficier d’une flotte de 33 nouveaux appareils. Ces avions vont lui offrir la possibilité d’implanter de nouvelles bases, tout en augmentant le nombre d’avions sur les escales existantes.
Ainsi, Cologne et Stuttgart vont bénéficier en premier lieu de ces appareils supplémentaires avec huit nouveaux avions pour la première base et sept pour la seconde. Pour leur part, Hambourg recevra quatre appareils tout comme Munich, un des hubs principaux de Lufthansa où Eurowings a implanté une nouvelle base. “Avec nos quatre avions à Munich, nous offrirons des vols sur 30 lignes, dont Paris notamment”, décrit Karl Ulrich Garnardt. Ce qui se traduit en moyenne par 12 à 14 vols quotidiens au départ de la métropole bavaroise. En 2018, la compagnie devrait également s’installer sur l’autre hub de sa maison mère, Francfort, afin d’y contrer la poussée de Ryanair. Hors d’Allemagne, Eurowings se renforce à Vienne avec trois avions en plus et Palma avec deux appareils supplémentaires, en attendant de possibles synergies avec Brussels Airlines.
Côté long-courrier, une demi-douzaine de nouvelles destinations sont prévues au départ de Cologne/Bonn, dont Las Vegas et Seattle aux Etats-Unis, Montego Bay en Jamaïque et Windhoek en Namibie. A terme, la compagnie envisage également d’offrir des vols long-courriers depuis d’autres escales comme Hambourg, Berlin ou Stuttgart. Là encore il s’agit de contrer la concurrence des compagnies low cost long-courriers. Au total, Eurowings offre cet été 70% de capacités en plus à l’intercontinental.
Un autre domaine dans lequel Eurowings veut se distinguer de la concurrence est le digital. Avec le programme MakeMyWay, Eurowings joue la carte technologique pour offrir à sa clientèle un voyage quasi sur mesure. WingsConnect est désormais le programme online disponible à bord des avions avec trois forfaits différents permettant des services à la carte, incluant notamment le visionnage de films à bord. Quarante appareils en sont équipés en cette fin mai.
Enfin, le transporteur lance un forfait 10 vols pré-achetés à 699 € ou 1 499 €, permettant ainsi de bénéficier d’un prix garanti par trajet individuel sur une ou des destinations intra-allemandes. Le forfait pourrait à terme intégrer des lignes européennes. “En tant que prestataire de qualité, nous voulons inspirer nos passagers en leur proposant des innovations qui nous permettent de nous adapter en permanence à leurs besoins. Avec toujours cette question : Qu’est ce qui fait d’Eurowings le parfait partenaire de voyage du passager ?”, expliquait ainsi Oliver Wagner, directeur général commercial de la compagnie.