
Lufthansa s’apprête à passer un test crucial, que tous les acteurs du secteur aérien et plus globalement du voyage d’affaires s’apprêtent à scruter avec grand intérêt. Le 1er septembre entrera en vigueur la taxe de 16 euros imposée par le groupe allemand sur chaque réservation indirecte. Objectifs : promouvoir la vente directe sur les différents sites de la compagnie, tout en dénonçant les frais imposés par les GDS. Le pari est osé, et de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cette mesure, qui pourrait d’ailleurs donner des idées à d’autres compagnies aériennes.
La GBTA compte parmi les opposants au projet, et s’inquiète de l’impact négatif de cette taxe sur les programmes voyages. Un impact que la Lufthansa devrait également ressentir à en croire l’association, qui a récemment sondé le marché américain. En effet, la moitié (50%) des acheteurs voyages US dont le programme aérien comprend la Lufthansa en tant que transporteur privilégié envisagent de réduire leurs dépenses une fois la taxe appliquée. En outre, 51% des acheteurs s’apprêteraient à retirer le groupe allemand de ses fournisseurs préférentiels.

















