Jérôme Massei, la « success story » d’un nez dans un marché de niche

Au début des années 90, je me suis expatrié à São Paulo pour diriger la division “arôme” du groupe de parfumerie Givaudan. En 1996, on a voulu me rapatrier vers la France. C’était hors de question.

J’ai donc créé mon entreprise de consulting en parfums pour le marché national brésilien, jouant sur ma double expertise en marketing et en parfumerie.

Rapidement, le groupe Natura (l’une des douze entreprises brésiliennes considérées comme de “futures stars mondiales”), spécialiste des produits de beauté issus de plantes d’Amazonie, et qui vend sur catalogue, m’a demandé de lui fournir ses échantillonnages de presse. Ce petit bout de papier parfumé, que l’on trouve dans tous les magazines américains ou européens, était quasiment inexistant en Amérique latine.

C’est ainsi que je me suis fait le représentant du groupe Arcade, qui détient le monopole mondial de ces échantillonnages ; j’ai signé un contrat d’exclusivité avec Natura, qui édite 3 millions de catalogues toutes les trois semaines. Le développement de ce marché montre qu’il y a ici un réel besoin de savoir-faire. Un véritable marché de niche. Il y a deux ans, j’ai été propulsé dans une seconde aventure. De plus en plus de clients demandaient des diffuseurs de parfums pour leur “communication olfactive”.

Je me suis mis en relation avec un groupe basé à Lyon, et j’ai lancé le marché du diffuseur de parfum au Brésil.