Paulo Octavio, vice-gouverneur de Brasilia

Qu’est-ce que Brasilia signifie pour vous ?

Paulo Octavio – J’avais 12 ans lorsque mon père a décidé de s’installer à Brasilia, en 1961, en tant que tout premier dentiste de la capitale. Et comme tous ceux de ma génération, j’ai eu le privilège de voir grandir cette ville, ce projet hallucinant. C’est pourquoi j’y suis tant attaché.

Avant Brasilia, la population du Brésil résidait à 80 % sur les côtes. Il n’y avait presque rien à l’intérieur. Je pense que si Rio était restée la capitale, le Brésil ne serait jamais devenu ce qu’il est aujourd’hui. Nous nous serions enlisés dans une situation économique déplorable. Et c’est en ce sens que Kubitschek a été un homme extraordinaire : il a changé le destin de notre pays. Brasilia est une ville qui continue d’évoluer à vue d’oeil. Ce n’est pas comme si je vivais dans une villemusée, comme Rome. Ici, tout est en constant devenir. Il y a toujours un nouveau pont, un nouvel immeuble, une nouvelle route…

La zone hôtelière nord, là où se trouvent actuellement mes bureaux, était encore complètement vide il y a cinq ans. La ville a certes traversé de grosses difficultés, des crises et une dictature de près de vingt ans, mais elle s’en est toujours sortie victorieuse.

Comment envisagez-vous votre mission en tant que vice-gouverneur du District fédéral et homme d’affaires ?

P. O. – En tant qu’homme d’affaires, j’ai toujours travaillé dans l’immobilier et la construction. Mon but est de faire construire des hôtels comme le Kubitschek ou le Manhattan Plaza, pour attirer les visiteurs. En tant qu’homme politique et public, j’essaie de faire s’implanter plus d’entreprises, de stimuler l’économie de la ville et de promouvoir l’éducation.

C’est pourquoi je présente tous les jours une petite émission télévisée dans laquelle j’invite à s’exprimer des gens qui ont réussi, à quelque niveau que ce soit. Pour montrer que Brasilia est une ville active, qu’on peut y arriver, quelles que soient ses ambitions.