
Quelles sont les mesures d’urgence que doit mettre en place Malev pour sa restructuration ?
Il nous faut retourner à notre métier de base afin de pouvoir croître avec une structure mieux adaptée. Nous avons l’avantage d’être une compagnie de petite taille, ce qui nous permet de prendre des décisions rapides, par exemple lorsqu’il faut adapter nos fréquences ou nos destinations. Nous devons aussi rationaliser notre flotte autour de deux modèles d’appareils au lieu de cinq.
Malev est-elle tout de même sur la bonne voie ?
Nous avons déjà réduit nos coûts de 4,7 milliards de forints (17 millions d’euros) au premier semestre 2010. Nous avons fermé des lignes déficitaires, baissant nos capacités de 16 %. Notre taux de remplissage est du coup en hausse de 3,5 points. Dans le même temps, nous souhaitons nous positionner comme un transporteur plein service offrant un produit de qualité. Nous avons ainsi augmenté nos fréquences sur les principales lignes européennes afin d’améliorer notre offre de correspondances. Nous espérons que la part de trafic en transit atteindra bientôt 50 %. Le potentiel de correspondance est énorme entre l’Europe occidentale et orientale et le Moyen-Orient.
Comment voyez-vous le futur de Malev ?
Nous devrions dégager un bénéfice autour de 2012, probablement de 25 millions d’euros. Entretemps, nous espérons que le gouvernement, qui est notre principal actionnaire, nous aidera financièrement, bien sûr dans le cadre des lois fixées par l’Union européenne.




















