
On peut être l’un des pays les plus riches du monde avec une densité faramineuse de voitures de luxe… et tout de même rêver d’avoir un métro. C’est ce à quoi pense la Principauté de Monaco qui veut désengorger l’accès à son territoire. L’actuelle ligne de TER, exploitée par la SNCF sur l’axe Grasse-Cannes-Nice-Monaco-Vintimille, est souvent saturée. De nombreux usagers, visiteurs occasionnels, voyageurs d’affaires et Français travaillant dans la Principauté continuent dès lors à favoriser la voiture.
L’État de Monaco souhaite donc se doter d’un métro. Cependant, sa principale fonction serait en fait de relier un gigantesque parking aux confins de la Principauté au centre. Le parking avec environ 3 500 places permettrait de réduire significativement la circulation en ville. Le parking serait sur le lieu-dit « La Brasca » sur les communes d’Èze et de La Turbie. Il intégrerait également la gare voyageurs, un centre de maintenance des futurs trains et une zone de distribution logistique.
La future ligne de métro comprendrait dans un premier temps une unique gare en centre ville. Les autorités songent à la situer entre la Place d’Armes, près du marché de La Condamine, et l’îlot Charles III. Ce dernier, en lisière de Cap-d’Ail, à l’ouest de la Principauté, est la dernière vaste surface foncière à construire de la principauté.
Un métro qui pourrait aller plus loin en France et en Italie
A priori, le type de métro retenu serait un matériel roulant automatique, offrant une capacité initiale à 2 400 passagers par heure et par sens. La capacité pourrait cependant être portée à 3 600 voyageurs. En particulier avec la possibilité d’étendre cette ligne de métro aussi bien vers Menton et Vintimille en Italie ainsi que plus à l’ouest en France. Ces prolongements pourraient également inclure d’autres stations à Monaco. Ils feront éventuellement partie de la présentation des candidats au projet.
La mise en œuvre du projet sera soumise à la signature préalable d’une convention bilatérale entre la France et Monaco. Les candidats ont jusqu’à février 2025 pour déposer leur dossier. L’investissement prévu est de 1,2 milliard d’euros -valeur 2024 avec une participation que l’Etat définira. Avec un objectif de 6 à 8 ans entre la signature du contrat avec le futur concessionnaire et la mise en service…

En attendant cette date, la SNCF améliore de son côté la fréquence de ses trains à partir du 15 décembre. Elle promet ainsi des rames toutes les 15 minutes entre Cannes et Menton, ce qui inclut de fait Nice et Monaco. Soit 20 000 places supplémentaires par jour sur un axe très fréquenté également par les voyageurs d’affaires -en particulier durant les salons et congrès dans la Principauté.
La gare de Monaco est de fait l’une des plus importantes sur la Côte d’Azur, juste derrière celle de Nice. Elle a en 2023 enregistré plus de 8 millions de voyageurs.




















