
Un bâton de maréchal pour le groupe Maybourne. L’hôtelier de luxe, connu pour ses incarnations du chic londonien avec ses palaces historiques Claridge’s, Connaught et Berkeley ou The Emory, dans un style plus contemporain, s’apprête à prendre ses marques en plein cœur de Paris, au sein de l’îlot Saint-Germain. Pour un projet d’exception qui revisite l’ancien état-major des Armées, transféré en 2015 dans le cadre plus moderne de l’Hexagone Balard et revendu en partie par l’Etat au fonds qatari Constellation Hotels, propriétaire du groupe Maybourne depuis 2015.
Ancien couvent à ses origines au XVIIe siècle, ministère de la Guerre ou de la Défense depuis la Révolution, le lieu composé de plusieurs bâtiments se prépare à une nouvelle carrière qui devrait débuter en 2027. Fusion entre le chic parisien avant-gardiste et ce patrimoine historique, l’hôtel, dont la décoration a été confiée aux designers Pierre-Yves Rochon et Laura Gonzalez, comprendra 50 suites et 51 chambres, disposées autour d’une cour intérieure. Mais le projet fait aussi apparaître une nouvelle offre dans la capitale avec des résidences de marque, des appartements privés dont les propriétaires et résidents pourront avoir accès à tous les services de l’hôtel. Et plus encore puisqu’une piscine de 25 mètres leur sera exclusivement réservée.

Que les futurs clients du Maybourne Saint-Germain se rassurent, le palace – car il est difficile d’imaginer que l’hôtel n’obtienne pas cette distinction – leur offrira tous les honneurs dus à leur rang avec deux autres piscines, dont une de 30 mètres en rooftop, en plus d’un spa, le club Surrenne, annoncé comme « l’un des plus grands spas et clubs de bien-être de luxe de Paris« . En parallèle, l’hôtel ambitionne de devenir « le « salon » ultime de Saint-Germain« , avec six points de restauration, dont un restaurant japonais, une pâtisserie et un salon de thé.
Déjà présent en France sur la Côte d’Azur avec le Maybourne Riviera à Roquebrune-Cap-Martin, l’hôtelier de luxe va ainsi ajouter une adresse de prestige à l’épicentre de l’activité politique et diplomatique, à proximité de l’Assemblée Nationale et des ambassades comme de nombreux ministères, avec pour voisin direct l’Hôtel de Brienne, toujours résidence du ministre de la Défense.
« Notre présence dans cette ville emblématique témoigne de notre engagement à offrir des expériences d’exception qui célèbrent la culture locale et illustrent l’excellence de Maybourne, a déclaré Gianluca Muzzi, co-PDG de Maybourne. Cette ouverture représente une étape clé de notre stratégie de développement ciblé dans les grandes métropoles internationales. »
Esquisse-t-elle aussi un virage à gauche de l’hôtellerie de luxe parisienne, plus géographiquement que politiquement en tout cas ? Jusqu’ici concentrée dans le Triangle d’Or, elle n’avait que le Lutetia pour seul représentant sur la rive gauche de la Seine, en passe d’être repris en gestion par le groupe Mandarin Oriental. Le futur hôtel Maybourne donne un nouvel éclairage sur le potentiel de l’hôtellerie de luxe dans ces quartiers chics de la capitale.




















