OAG révèle les méga-hubs aériens de 2025

L’étude OAG Megahubs 2025 dévoile les 50 aéroports les plus connectés au monde, tant sur le plan international qu’à l’intérieur des États-Unis. Et détaille les mega-hubs de chaque continent ainsi que du segment low-cost.
Istanbul est devenu le second plus important méga-hub du monde selon le classement OAG 2025 (Photo: Luc Citrinot)

L’étude OAG Megahubs 2025 dévoile les aéroports les plus connectés au monde, tant sur le plan international qu’à l’intérieur des États-Unis. Elle met en lumière les 50 aéroports les plus interconnectés à l’échelle mondiale, les 25 aéroports les plus connectés parmi les compagnies low-cost, les 25 principaux hubs domestiques américains, ainsi que les 10 aéroports les plus connectés par grandes régions : Amérique du Nord, Amérique latine, Asie-Pacifique, Europe, Moyen-Orient et Afrique. Les analyses sont fondées sur les 100 plus grands aéroports mondiaux selon la capacité annuelle totale (du 1er septembre 2024 au 31 août 2025).

Réalisé pour la dixième année consécutive, ce classement évalue la connectivité des grands hubs internationaux, à la fois globalement et régionalement, tout en intégrant les correspondances des réseaux domestiques. OAG Megahubs 2025 offre ainsi une vision complète de l’évolution de la connectivité aérienne.

L’Europe reste dominée par Londres Heathrow

Sans surprise, l’aéroport de Londres-Heathrow (LHR) reste l’aéroport le plus connecté au monde et en Europe pour la troisième année consécutive. La plateforme londonienne propose plus de 59 000 correspondances possibles vers 226 destinations. Heathrow  est d’ailleurs le seul à avoir conservé la même position que l’an dernier dans le Top 10 mondial, alors que tous les autres grands hubs ont vu leur classement évoluer, à la hausse ou à la baisse.

Sur le top 10, l’Europe reste de fait un poids lourd avec 5 aéroports. La surprise vient de l’aéroport d’Istanbul. La plateforme passe en effet de la 8ᵉ à la 2ᵉ place grâce à une hausse de 25 % du nombre de correspondances possibles. Francfort est avec Kuala Lumpur le 4ème plus important méga hub du monde. L’aéroport gagne six rangs et affiche une progression de 21 % de ses connexions.

Tokyo-Haneda (HND) recule de la 3ᵉ à la 9ᵉ position, avec une baisse de 10 % des connexions. Aux États-Unis, Atlanta Hartsfield-Jackson, le plus grand aéroport mondial en capacité, réintègre le Top 10 à la 8ᵉ place grâce à huit nouvelles destinations et une hausse de 14 % des connexions, tandis que Chicago O’Hare (ORD) gagne deux rangs pour se hisser à la 7ᵉ place.

Paris CDG se hisse à la dixième place. Néanmoins, la plateforme française a perdu en une décennie quatre places. Une chute due au transfert de nombreuses lignes aériennes au ferroviaire outre la fermeture de lignes domestiques.

Dix ans d’évolution des méga-hubs

Reste du monde et low-cost

Ailleurs dans le monde, Chicago O’Hare (ORD) reprend effectivement la première place devant Atlanta et Dallas/Fort Worth sur les lignes intérieures américaines. Tandis que Denver grimpe à la 4ᵉ position, devançant Charlotte.

Les grands hubs asiatiques confirment leur rôle stratégique dans la connectivité mondiale. Kuala Lumpur s’impose comme le premier aéroport low-cost du monde, soutenu par AirAsia. Séoul Incheon progresse fortement grâce à une hausse de 58 % des connexions en dix ans. Tokyo Haneda (HND) et Bangkok (BKK) restent également des plateformes régionales majeures, malgré un léger recul.

L’Asie-Pacifique confirme également sa suprématie dans la connectivité low-cost avec 16 des 25 aéroports les plus connectés par des vols de compagnies à bas tarifs. 
Outre Kuala Lumpur et Séoul-Incheon (ICN), Manille, Hong Kong; Dubaï (DXB) et Sydney suivent. Le premier aéroport « européen » low-cost se classe huitième, en l’occurrence Istanbul Sabiha Gökçen International. Ce dernier est de fait situé dans la partie asiatique de la métropole turque. Barcelone suit en 9ème position, grâce notamment à la présence de Vueling.

(Source : OAG)