
De quelle façon le groupe Total est-il couvert en matière d’assistance ?
Justement en cas d’évacuation sanitaire, quelle solution privilégiez-vous ?
J.-P. G. – Au préalable, je voudrais préciser que Total dispose de cliniques internes dédiées aux salariés du groupe et à leurs familles dans les cinq pays suivants : Angola, Congo, Indonésie, Nigéria ainsi qu’au Gabon. Dans ce pays, un chirurgien est responsable de notre clinique. Lorsqu’un expatrié, un membre de sa famille ou un collaborateur local est confronté à un problème de santé, il se rend dans l’une de ces cliniques pour y être traité. En cas d’urgence, la situation médicale sera stabilisée et, au besoin, une décision d’évacuation pourra être prise. Il sera alors fait appel à Europ Assistance pour diriger le patient vers un hôpital de qualité dans le pays où il se trouve ou dans un autre pays de cette région du monde. Ainsi, lors d’urgences survenant dans une zone proche de l’Afrique du Sud par exemple, nous nous appuyons sur les structures hospitalières de Johannesburg. Pour des problèmes survenant en Afrique de l’Est, nous privilégions l’hôpital militaire français de Djibouti. En Asie, des structures médicales d’excellence sont disponibles dans plusieurs pays de la zone : à Hong Kong, en Thaïlande, à Singapour.
Quelle logistique est déployée lorsqu’un accident survient en pleine nature ?
J.-P. G. – Sur un chantier isolé en plein coeur du désert, la couverture médicale est assurée par des médecins urgentistes travaillant par rotation de quatre semaines. Sur les plates-formes en mer, généralement situées à proximité de la côte, nous faisons intervenir des infirmiers anesthésistes. En cas d’urgence, ces personnels médicaux parviennent à stabiliser les patients et à les escorter par voie aérienne vers l’hôpital le plus proche. Une fois cette première évacuation effectuée, il sera éventuellement fait appel à Europ Assistance pour transporter le patient dans une structure encore plus adaptée, basée à l’étranger si nécessaire.





















