Elles n’ont plus la cote

Entre 2001 et 2003, les événements internationaux – attentats, crises sanitaires –, ont mis un frein aux déplacements professionnels, limités au strict nécessaire ; ce qui n’influence plus désormais les dépenses de voyages des entreprises. Ces dernières ont appris à vivre avec cette nouvelle donne et à développer une politique de gestion des risques. Ainsi, elles ont abandonné certaines destinations jugées trop exposées malgré l’intérêt de leur offre hôtelière, comme la Turquie et l’Égypte.

Ce n’est pas l’insécurité, mais la déception, en revanche, qui a desservi les pays Baltes pourtant prometteurs. “Il y a eu un fort engouement sur ces destinations qui bénéficiaient de l’effet nouveauté, mais le service n’a pas suivi”, explique Marion Gauthier de Radisson SAS.

Quant aux pays du Golfe et à la Chine, dont la démesure et la qualité des programmes immobiliers font régulièrement la une des journaux, ils attirent les curieux mais n’ont pas vraiment retenu leur attention, car ils sont non seulement trop loin mais également trop chers.