
Expérience des voyageurs, optimisation des coûts et RSE : il y a deux ans, la première réunion du Global Leadership Council d’Accor dégageait trois priorités pour les voyages d’affaires. Récemment, ce forum d’échanges entre la direction du groupe hôtelier français et ses clients grands comptes a conclu sur de nouvelles tendances, orientées sur une approche du voyage d’affaires plus connectée, axée sur les données et la performance.
Regroupant, à travers des dirigeants d’entreprises et des agences de voyages, 18 organisations d’Europe et d’Amérique du Nord, cette instance pèse pour près de trois millions de voyageurs d’affaires et permet au groupe de prendre le pouls du marché et d’affiner sa stratégie vis-à-vis de la clientèle corporate. « C’est un espace pour remettre en question les certitudes, s’aligner à grande échelle et aborder les véritables questions commerciales qui façonnent notre secteur », a résumé Julien Houdebine, Chief Sales & Revenue Officer chez Accor.
Poursuivant sur deux jours de discussions les débats ouverts par Sébastien Bazin, le PDG de Accor, le Conseil s’est entendu sur plusieurs points. A commencer par l’importance de relations collaboratives et transparentes entre les clients et les hôteliers, allant au-delà des négociations tarifaires traditionnelles, pour créer plus de valeur grâce à des partenariats stratégiques.
En matière tarifaire, les clients grands comptes du groupe français se sont accord sur la nécessité d’un cadre agile face aux dynamiques des marchés locaux, garantissant une compétitivité durable à travers différentes zones géographiques. Par ailleurs, une meilleure accessibilité et visibilité des tarifs négociés est aussi recherchée, et ce, sur l’ensemble des canaux de réservation.
Dans ce cadre, écoutent les promesses de l’IA pour améliorer l’expérience des voyageurs lors du processus de réservation. L’heure n’est plus à l’expérimentation, mais aux applications pratiques, la recherche en langage naturelle et autres interactions conversationnelles ou des solutions pour simplifier les problèmes opérationnels.
Si la RSE ne figure plus parmi les tendances comme lors de la première édition du Global Leadership Council en 2024, en revanche l’expérience du voyageur garde sa place, mais dans un esprit d’équilibre entre la pression sur les coûts et le bien-être en déplacement. Confort, séjour personnalisé : un voyageur d’affaires heureux est aussi un collaborateur fidèle à son entreprise. Un détail loin d’être anodin aux yeux des directions RH.




















