
“ Avec l’ “überisation” de l’économie, un hôtel se doit d’apporter une valeur ajoutée supplémentaire au bien dormir. Lorsque j’ai repris en 2014 cet hôtel construit comme un village provençal, j’ai conservé cette belle enveloppe, mais assez archétypale, tout en la cassant avec des oeuvres contemporaines et des meubles vintage. Le fil rouge, c’est la galerie qui est véritablement intégrée à l’hôtel. Alors que les plates-formes virtuelles de ventes apparaissent dans le monde de l’art, c’est une nouvelle manière d’envisager l’avenir, autour d’un lieu physique. Car tout est à vendre, ce qui fait que chaque saison les accrochages se renouvellent, l’ambiance des chambres change. C’est vraiment de l’art à vivre. Dans les chambres, les clients se réveillent et sont spectateurs des toiles. Ils peuvent déambuler dans le jardin au milieu de sculptures. L’offre est là, mais ne s’impose pas. En fin d’année, nous accueillons en résidence des diplômés de l’école nationale supérieure de la photographie d’Arles. Le fruit de leur travail, dont sera tiré un livre publié chez Actes Sud, est exposé dans l’hôtel au printemps suivant. ”




















