
Dans le monde de 2060 imaginé par AirPlus, les déplacements long-courriers n’excèderont jamais 2h30, durée maximum d’un voyage en avion selon les projections de Mark Harris. Quant au rail, 90% des trains seront arriveront à l’heure dans le monde de demain, ou celui d’après-demain, où circuleront alors des trains hypersoniques. Vous avez dit utopie ? Pas nécessairement : la voiture électrique, elle, trouve difficilement sa place dans cette projection puisque 10% à peine des ventes de nouveaux véhicules lui serait imputable à l’horizon 2040, en intégrant les véhicules hybrides…
Forcément, les nouvelles technologies jouent un rôle crucial dans cette vision futuriste du voyage d’affaires. Et plusieurs évolutions déjà à l’œuvre actuellement devraient s’installer plus quotidiennement dans le mode de vie des voyageurs d’affaires : « Le smartphone du futur fait office de ticket dans les transports publics, de billet d’avion, de clé de voiture, de pass pour la chambre d’hôtel, et de moyen de paiement » note le livre blanc. Nouvelles technologies toujours dans le monde du « meetings », puisque la vidéoconférence devrait également devenir un réflexe plus systématique, qui recourera alors à la technologie de l’hologramme en 3D.

Outre ces nouveaux outils propres à faire saliver le businessman de la génération Y, toute la profession du travel management s’apprête à évoluer en profondeur. Au point d’inspirer cette réflexion à Yael Klein, la Directrice générale d’AirPlus pour le Royaume-Uni : « le concept de travel management fera partie du passé ». Que les travel managers se rassurent, leur métier n’est pas pour autant en voie de disparition, mais plutôt sur celle d’une mutation déjà évoquée par l’AFTM dans son cinquième Livre Blanc consacré au Mobility Management. Une évolution qui poussera les professionnels à couvrir un spectre plus étendu de fonctions, y compris – comme c’est déjà le cas dans un nombre croissant d’entreprises – le domaine du meetings. La réunion devrait donc bel et bien poursuivre sur sa dynamique d’intégration à l’univers du travel manager, au point d’appréhender déplacements professionnels et meetings à travers un seul et même « item ». Dans un univers où le déplacement professionnel sera de plus en plus coûteux, étant donné la raréfaction des ressources naturelles, les déplacements liés à des réunions internes semblent bien condamnées, car « financièrement non-viables et socialement inacceptables » selon Mark Harris. Le voyageur d’affaires devrait par ailleurs gagner en autonomie, les programmes de voyages globaux cédant la place à des choix individuels d’autant plus avisés que des réservations irresponsables relèveraient alors de la faute grave… Quant à la confidentialité des données – une problématique sensible qui agite depuis plusieurs mois l’actualité internationale – le livre blanc « Business Travel in 2060 » fait primer le pragmatisme sur l’utopie, le sujet étant purement et simplement rangé dans la catégorie « obsolète »…




















