A l’instar du certificat numérique européen, entré en vigueur le 1er juillet dernier, les Etats s’organisent pour concilier autant que possible sécurité sanitaire et fluidité du parcours voyageur. Combiné à la progression des campagnes de vaccination à l’échelle mondiale, cette évolution porte une tendance légèrement rassurante pour les voyageurs d’affaires : la réouverture progressive des frontières. Le 10e rapport de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) publié le 5 juillet en atteste, même si de fortes contraintes persistent.
D’après les auteurs du rapport intitulé « Related Travel Restrictions – A Global Review for Tourism », « au 1er juin, 29 % de toutes les destinations dans le monde ont leurs frontières complètement fermées au tourisme international. Parmi elles, plus de la moitié sont complètement fermées aux touristes depuis mai 2020 ou avant ». Néanmoins, est-il précisé, « la majorité d’entre elles étant des destinations de petits États insulaires en développement d’Asie-Pacifique« . Cette région est d’ailleurs la plus verrouillée d’après le rapport de l’OMT, dans la mesure où 70% de toutes les destinations y sont complètement fermées. A l’inverse, seules 13% des destinations en Europe sont dans une telle situation, 20% dans la zone Amériques, 19% en Afrique et enfin 31% au Moyen-Orient. Le rapport de l’OMT note au passage que seules trois destinations à l’échelle mondiale sont complètement ouvertes aux voyageurs étrangers : l’Albanie, le Costa Rica, et la République dominicaine.
Si le ratio semble largement en faveur de la fermeture des frontières, le rapport de l’OMT note une tendance globale à l’assouplissement. Entre mai 2020 et juin 2021, le nombre de destinations verrouillées à continuellement reculé, à l’inverse des pays partiellement ouverts, ou se limitant à un processus de test et de quarantaine.
Quatre des 10 premiers marchés émetteurs continuent de déconseiller à leurs ressortissants de se rendre à l’étranger pour des motifs autres que des motifs impérieux
Néanmoins, d’après l’OMT, les mesures mises en place par les gouvernements bloquent encore largement la reprise des déplacements internationaux : « le tourisme mondial peinera à reprendre tant que les gouvernements maintiendront leurs mises en garde ». Les auteurs du rapport précisent : « Quatre des 10 premiers marchés émetteurs continuent de déconseiller à leurs ressortissants de se rendre à l’étranger pour des motifs autres que des motifs impérieux (ces quatre marchés intervenaient pour 25 % dans le total des arrivées internationales en 2018) ».