Ainsi, le fondateur d’Easyjet, Stelios Haji- Ioannou, a-t-il lancé en 2005 EasyHotel tandis que Tony Fernandes, créateur d’Air Asia, lui a emboîté le pas en 2007 avec Tune Hotels qui promet un lit cinq étoiles pour un service une étoile.
Après s’être développées dans leurs régions respectives – EasyHotel est présent dans une dizaine de villes européennes comme Londres, Larnaca ou Budapest, Tune Hotels possède 11 établissements en Malaisie et en Indonésie – les deux chaînes veulent étendre leur réseau à l’international. L’anglaise a fait une intrusion hors des frontières européennes en ouvrant, début août, un établissement de 216 chambres à Dubaï. De son côté, à la même date, la malaisienne s’est invitée à Londres (nouvelle destination d’AirAsia ) et prévoit d’ouvrir 14 établissements en Grande-Bretagne d’ici à 2017.
Le concept de ces hôtels est identique à celui des compagnies aériennes low cost : plus on réserve tôt, plus le tarif est intéressant et l’on paie seulement ce que l’on consomme. Les chambres sont modernes mais monacales et étroites, voire très réduites, variant chez EasyHotel de 7 m2 sans fenêtre (Londres) à 20 m2 (Larnaca). Le tarif de base comprend l’équipement minimum : lit, draps, sanitaires, parfois chauffage-climatisation.Tout le reste, de la télévision au ménage pendant le séjour est en option. Tune Hotels pousse même le concept “à la carte” à son paroxysme, en allant jusqu’à facturer les serviettes de toilette, l’utilisation de l’air conditionné, du sèche-cheveux ou du wi-fi.Le prix de la nuitée à Londres, à partir de 44 euros, peut donc grimper très vite et dépasser les 100 euros. De quoi rivaliser avec une promotion dans un quatre, voire un cinq-étoiles.




















