
C’est comme si le Ritz ou le Crillon se réveillaient après une longue phase de sommeil. Le retour aux affaires d’un hôtel phare de Bruxelles, construit à la demande du roi Léopold II pour accueillir les têtes couronnées lors de l’Exposition universelle de 1910, mais fermé depuis la fin des années 2000. Situé sur la rue Royale, l’hôtel Astoria a vu passer dans ses murs toutes les personnalités de passage dans la capitale belge avant de perdre de sa superbe progressivement.
Passé un temps sous enseigne Sofitel, l’établissement avait été racheté en 2008 par le groupe Global Hotels & Resorts, du Saoudien Mohammed Yousef El Khereiji, dont l’ambition, à l’époque déjà, était de le rénover. Un chantier non abouti repris par le groupe Corinthia, devenu propriétaire de ce bâtiment classé en 2016, qui a de nouveau confié à l’architecte Francis Metzger le soin de repenser ce lieu au plus pur style Belle Époque.
Huit ans après une longue phase de transformation, le Corinthia Grand Hotel Astoria Brussels entend s’imposer comme le grand hôtel de luxe de la capitale européenne. Un écrin de sophistication composé de 126 chambres et 36 suites, dont cinq Suites Signature décorées en compagnie de galeries d’art locales. Parmi celles-ci, la Royal Suite, située à l’emplacement de l’ancienne suite royale de l’hôtel Astoria, des penthouses inspirés des grand maîtres flamands ou des sœurs Brontë et celle qui est présentée comme « le joyau de la couronne », la Grand Gallery Penthouse. Située au dernier étage de l’hôtel, elle offre 326 mètres carrés de luxe, la suite dispose d’une salle de soins privée, d’un centre de remise en forme et d’une terrasse privative offrant une vue imprenable sur la ville.
La restauration sera à la hauteur du lieu avec une table gastronomique, le Palais Royal, dirigé par le chef étoilé David Martin, et une brasserie, Le Petit Bon Bon, avec une carte mêlant classiques belges et créations inventives d’un autre chef étoilé, Christophe Hardiquest. Le tout s’accompagnant d’un bar à cocktails exclusif et d’un spa XXL, de 1 200 m², adossé à la marque Sisley.
« Cette propriété au passé riche constitue un jalon dans le portefeuille de Corinthia Hotels et inaugure un nouveau chapitre passionnant pour notre marque, alors que nous poursuivons notre expansion et notre innovation à l’international« , a déclaré Simon Casson, CEO Corinthia Hotels Limited. Car le groupe maltais a d’autres adresses prestigieuses en préparation avec, très prochainement, le retour en grâce d’une autre belle endormie, le Surrey Hotel à New York, revisité par le designer star Martin Brudnizki. Autre métamorphose, celle de l’ancien siège de la banque centrale italienne, sur la Piazza del Parlamento, en un luxueux boutique hôtel de 60 chambres.




















