L’acte de naissance de la nouvelle compagnie régionale d’Air France a donc été publié ce lundi 28 janvier, dans les salons de l’Aviation Club de France : trois lettres, « Hop », remplaceront bientôt les trois compagnies en charge jusqu’ici des dessertes régionales, à savoir Airlinair, Britair et Regional. L’identité visuelle du nouveau transporteur est marquée par la dominante rouge avec pour objectif affiché de « supplanter le orange » dans les aéroports français selon le Pdg de la compagnie naissante Lionel Guérin, en référence à la couleur du concurrent easyJet. Le prix plancher, 55 euros TTC pour un aller simple, s’inscrit d’ailleurs dans cette optique de « mettre fin à l’idée que le régional coûte cher » même si la direction d’Air France se refuse ici encore à employer l’appellation low cost pour lui préférer celle de « value cost ».
Concrètement, « Hop ! for Air France » assurera 530 vols quotidiens vers 136 destinations, grâce à 98 appareils. La gamme tarifaire comprendra trois volets, « MaxiFlex », « Basic Plus » et « Basic », la dernière offre s’approchant de la gamme MiNi lancée au début du mois de janvier par Air France, avec des options à la carte telles que le bagage en soute, ou l’achat de Miles. « HOP! a pour ambition de devenir la compagnie de référence sur les trajets inter-régions en France et en Europe, avec une offre compétitive, rapidement adaptable aux évolutions du marché et de la concurrence, pour des voyages affaires ou loisirs » résume Air France, qui entend ainsi mettre fin – ou du moins réduire – les pertes engrangées par le réseau court et moyen-courrier. La nouvelle compagnie succède ainsi au Pôle Régional Français et participe du plan Transform 2015, en appuyant l’un de ses fondamentaux : restaurer la compétitivité de la compagnie. Fidèle à la mission d’aménagement du territoire assumée par l’ancienne compagnie nationale, « Hop ! for Air France » contribuera également au maillage du territoire. Alexandre de Juniac n’a d’ailleurs pas manqué de lancer un appel du pieds aux responsables régionaux : « si des investisseurs publics ou para-publics veulent prendre part au capital, nous n’y sommes pas opposés » a ainsi indiqué lundi le Pdg du groupe Air France.