
Alors que la Commission Européenne franchissait une nouvelle étape vers son projet de réduction des émissions de CO2, avec le système d’échange de quotas, la réplique n’a pas tardé à s’organiser au niveau international. IATA a en effet immédiatement réitéré son opposition à un projet que l’association considère comme « erroné ». Dans un communiqué publié quelques heures après la décision européenne, l’association et son Directeur général Tony Tyler « exhorte[nt] l’Union Européenne à abandonner son projet erroné d’inclure l’aviation dans l’ETS à partir de 2012 ». Concrètement, IATA reproche au projet une approche « unilatérale et régionale » à laquelle devrait se substituer, selon l’association, une dimension globale sous l’égide de l’Organisation de l’aviation civile internationale (ICAO). IATA ajoute que la mise en place du système ETS (Emissions Trading Scheme) fausserait alors les lois du marché et exposerait les voyageurs à de nouvelles taxes inégales, sans pour autant garantir une véritable efficacité pour l’environnement. A l’inverse, l’association préconise donc une plus grande implication des gouvernements, notamment pour financer infrastructures, technologies et autres alternatives – en particulier les bio-carburants – susceptibles de lutter efficacement contre les émissions de CO2.

















