
La fusion avec US Airways est officielle depuis décembre 2013. Qu’est-ce qui a changé depuis ?
Craig Dewey – Beaucoup de choses ont changé pour American : nous avons créé le plus grand et le meilleur réseau, nous avons intégré le plus grand nombre de codeshares à l’échelle mondiale. Nous avons aussi fusionné nos salons d’aéroports, tout en continuant à repeindre nos avions : 44% de notre flotte affichent aujourd’hui nos nouvelles couleurs, et notamment tous les appareils gros porteurs. Nous disposons également d’un programme de fidélisation unique. Nous avons reçus en début d’année un certificat d’exploitation unique accordé par la FAA. La prochaine étape, sur laquelle nous sommes actuellement focalisés, concerne l’intégration des deux systèmes de réservation, qui seront unifié plus tard cette année.
Quand est-ce que la nouvelle American remplacera définitivement les deux « anciennes » compagnies ?
C. D. – Cette transformation est déjà à l’œuvre. Une fusion repose sur un processus de trois ans. Mais la plupart des éléments visibles de cette mutation sont déjà en place : la nouvelle livrée des appareils, l’uniformisation des standards de service… Nous avons aussi aligné les classes tarifaires. Pour les voyageurs, la plupart des résultats de la fusion sont donc déjà visibles.
Que représentent l’Europe et la France dans la stratégie d’American Airlines ?
C. D. – L’Europe et la France sont des marchés très importants. Le réseau EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) est une priorité pour American, qui va y proposer 66 départs quotidiens cette année. En France, nous assurons cet été huit départs quotidiens vers sept destinations aux Etats-Unis. Exception faite du Royaume-Uni, nous desservons plus de destinations depuis la France que depuis n’importe quel autre marché européen, sans compter les autres vols offerts par nos partenaires, à Orly notamment.
Quelles sont les nouveautés sur ce marché européen ?
C. D. – Nous avons ajouté trois nouvelles routes cette année, à savoir Edimbourg-New York, Birmingham-New York et Francfort-Miami. Depuis la fusion, notre réseau en Europe est plus important qu’il ne l’a jamais été, avec 66 vols quotidiens. Et je suis certain que notre présence en Europe et en France va continuer à s’accroître dans le futur.

Certaines entreprises ont pu craindre que les tarifs n’augmentent suite à cette fusion…
C. D. – Les tarifs sont liés à la loi de l’offre et de la demande. Le marché de l’aérien est très concurrentiel. Il l’a toujours été – depuis que j’y évolue en tous cas, à savoir une vingtaine d’années. Les hausses et les baisses des prix dépendent de la période de l’année et de la demande. Les passagers choisiront le produit qui leur paraîtra en valoir le prix.
Développez-vous de nouveaux services pour les voyageurs d’affaires ?
C. D. – Les voyageurs d’affaires constituent une priorité pour American Airlines. Un nouvel appareil rejoint notre flotte chaque semaine. Qu’il s’agisse du 777-300, notre produit star, ou de l’A321T, qu’American Airlines est la seule compagnie à exploiter en trois classes sur les vols transcontinentaux depuis New York vers Los Angeles et San Francisco. Les appareils qui desservent les destinations européennes sont rénovés, et offrent aux voyageurs premium un service à bord revu à la hausse, et nous sommes en train d’équiper nos appareils d’une connexion Wi-Fi. Nous nous assurons donc de donner les moyens aux passagers de rester productif pendant leur vol. Nous proposons également différents programmes dédiés aux entreprises, en travaillant notamment avec nos partenaires British Airways et Iberia, pour garantir une véritable flexibilité aux passagers en termes de choix. Nous venons d’ailleurs de lancer le mois dernier un programme dédié aux petites entreprises, On Business, qui leur permet d’obtenir des tarifs spéciaux sur les réseaux American Airlines, Iberia et British Airways, non seulement aux Etats-Unis mais aussi à l’international.
Le Top 5 des compagnies aériennes en Europe – dont IAG, justement – vient de signer un appel commun plaidant pour soutenir la compétitivité du secteur. La consolidation, les fusions entre compagnies, sont-elles selon vous la réponse à ce besoin de compétitivité ?
C. D. – Je ne peux pas parler de cette déclaration commune. Mais comme je l’ai dit le secteur est très concurrentiel. Le marché européen de l’offre transatlantique l’est aussi. La consolidation permet d’améliorer l’expérience de voyage du client. Elle est nécessaire pour construire un réseau assez vaste pour proposer aux voyageurs la flexibilité dont il a besoin pour voyager. Cela nous permet aussi de nous renforcer pour fournir des investissements supplémentaires dans notre produit, à l’image des nouveaux appareils que nous intégrons, ou de ceux que nous rénovons. Nos deux milliards de dollars d’investissements, qui concernent non seulement nos produits en vol mais aussi au sol, sont rendus possible par cette consolidation.



















