Interview : David Chapple, Directeur du Business Travel Show

La 21ème édition du Business Travel Show a fermé ses portes jeudi soir à Londres. David Chapple, Directeur du salon, revient pour Voyages d’Affaires sur ces deux journées de réflexion, d’échanges et de négociations, qui ont confirmé la nouvelle dimension internationale de l’événement. Rendez-vous est déjà pris pour 2016, avec de nouveaux projets visant à étendre encore le rayonnement international du show londonien.
David Chapple, Directeur de l'événement Business Travel Show (DR)

Quel bilan tirez-vous de ce Business Travel Show 2015 ?

David Chapple – C’est l’édition la plus importante depuis la création de l’évènement il y a 21 ans de cela. Nous avons accueilli 256 exposants, contre 220 l’an dernier. Toutes les plus grandes marques sont représentées, dans l’aérien, l’hôtellerie, les agences de voyages d’affaires, mais aussi de plus petites structures, innovantes d’un point de vue technologique. 

Comment expliquez-vous ces bons résultats ? 

D. C. – Nous avons fait un très bon travail pour attirer les acheteurs voyages du bon « calibre », à travers notre programme hosted buyer. Cette année, nous totalisons 386 hosted buyers, représentant de grands groupes issus de différents secteurs d’activités. Ils viennent notamment pour assister aux sessions de formation, mais aussi pour rencontrer certains exposants en planifiant des meetings en amont. En tout, ce sont quelque 3000 rendez-vous qui ont été fixés par nos invités cette année. Ces entretiens qualitatifs avec des acheteurs garantissent un retour sur investissements à nos exposants. 

A quel point le salon dépasse-t-il les frontières du marché britannique ? 

D. C. – Nous comptons 40% d’acheteurs étrangers au sein de notre programme hosted buyer : la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, et les pays nordiques sont bien représentés, ainsi que la Russie, un marché dont une dizaine de représentants étaient présents cette année.

Cette ouverture sur l’international constitue-t-elle l’une de vos priorités ?

D. C. – Oui, cela fait partie de notre stratégie. Nous cherchons vraiment à nous imposer comme un évènement d’ampleur internationale, en attirant des fournisseurs qui soient pertinents par rapport aux besoins des acheteurs.  

Quelle sera la prochaine étape ?

D. C. – Nous comptons poursuivre sur la voie de l’internationalisation. Nous allons donc innover l’an prochain avec la mise en place de pavillons régionaux, pour attirer notamment des fournisseurs américains, mais aussi la Russie, le marché scandinave ou encore celui du Benelux. 

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