Interview : Véra Strezyk, Présidente de GBTA France

La conférence annuelle de la GBTA Europe s'est achevée mercredi à Francfort. L'occasion pour Véra Strezyk, récemment désignée Présidente de la GBTA France, de faire un point sur l'événement business travel et dresser les grandes lignes de son mandat. Entretien.
Véra Strezyk, Présidente de la GBTA France

Quel bilan tirez-vous de cette conférence GBTA Europe 2016 ?

Véra Strezyk – C’est un succès, clairement, avec pas moins de 980 participants dont une bonne proportion d´acheteur. C’est lie notamment aux mesures incitatives mises en place par la GBTA pour attirer les acheteurs. Pour les professionnels Français, l’événement étant à cheval sur un jour férié, c’était forcément plus complique. Mais nous espérons faire mieux l’année prochaine, car les organisateurs ont pris en compte ce paramètre et programmé l’événement du 14 au 16 novembre, à Francfort. 

A quel point la GBTA France a-t-elle été impliquée dans l’organisation de cet événement européen ?

V. S. – Plusieurs de nos intervenants ont participé à des conférences, a l’image d’Aurelie Krau, Operations Manager de la GBTA France et membre de notre commission innovation, qui a contribué au succès de la session dédiée a la sharing economy, ou de notre ancienne présidente Carole Poillerat. Nous sommes donc bien représentés, présents dans différentes commissions, et ce avec plaisir. Nous espérons que cela se confirmera dans le futur. 

A quand un événement de ce type en France ?

V. S. – Nous y pensons fortement, bien entendu. Nous allons étudier cela pour 2016 et nous prendrons une décision à ce sujet d’ici la fin de l´année je pense.

Taxe GDS, grève : l'intervention de Carsten Spohr, Pdg de Lufthansa, était particulièrement attendue

La Lufthansa fut au cœur des débats pendant cette conférence. Avez-vous mesuré l’impact de la taxe GDS sur les acheteurs français ? 

V. S. – Je n’ai pas de retour probant en ce sens. Tout dépend de la place que tient la Lufthansa dans le programme voyages de chaque société. C’est très variable.

Avez-vous prévu des études sur ce sujet, ou sur d’autres problématiques, sur le marché français ? 

V. S. – C’est en cours de discussion. Mais nous avons justement lancé une enquête pour mesurer l’impact qu’avait eu cette mesure sur les programmes voyages.

Les responsables de la GBTA et de la VDR, à Francfort

C’était aussi pour vous le premier événement de ce calibre en tant que présidente de la GBTA France…

V. S. – Tout à fait, puisque j’ai été nommée il y a trois mois, pour un mandat de deux ans. Ce genre d’événement est donc d’autant plus intéressant en termes de networking. J’ai pu rencontrer les autres présidents des associations partenaires, qu’il s’agisse de la SBTA suédoise, de l’ITM britannique… J’y ai trouvé une vraie valeur ajoutée. On réalise notamment que les problématiques sont les mêmes, quel que soit le pays d’origine.

Quelles seront vos priorités pour les mois à venir ?

V. S. – Nous allons axer notre travail autour de trois sujets principaux : une commission « fondamentaux et formation » sera chargée de travailler sur les bases, en s’orientant tout particulièrement sur l’aspect stratégique. C’est de cette manière que l’on peut apporter une véritable plus-value à nos adhérents. Le deuxième axe repose sur la commission « innovation et technologies ». Nous avons d’ailleurs organise le premier événement de cette commission en octobre dernier. Nous souhaitons donner la possibilité aux starts up qui interviennent dans notre secteur d’activité de se confronter aux acheteurs, aux décideurs. Leurs idées sont souvent très intéressantes, mais n’intègrent pas toujours les contraintes business inhérentes à une politique voyage, par exemple. Enfin, le troisième axe concerne la commission internationale, qui s’occupe de participer à des évènements comme celui de la GBTA Europe, puis d’en rapporter du contenu en France, et en français. C’est intéressant pour nos membres.

Y aura-t-il d’autres changements à attendre en 2016 ? 

V. S. – Nous avons beaucoup travaillé au cours des derniers mois sur le voyage d’affaires. Nous allons nous attacher en 2016 à remettre le meeting au centre du débat, pour satisfaire l’ensemble de nos membres. 

Combien de membres rassemble ajourd’hui la GBTA France, et vous êtes-vous fixé des objectifs chiffrés à ce sujet ?

V. S. – Nous comptons aujourd’hui 180 membres environ, dont 45% d’acheteurs. Nous ne nous sommes pas vraiment fixé d’objectif : si nous proposons du contenu qualitatif, le chiffre augmentera naturellement.