Istanbul Levent : le fol élan du bosphore

La Turquie n’est plus, loin de là, l’“homme malade de l’Europe” comme à la fin du XIXe. Aujourd’hui, le fol élan économique du pays trouve son épicentre à Istanbul, dans le quartier Levent.

Culturelle, vivante, festive : la capitale économique turque continue d’attirer les investisseurs étrangers tout autant que les touristes du monde entier. La preuve : lancée sur d’excellentes bases, l’année 2011 devrait s’achever sur une hausse de 15 % du nombre de visiteurs étrangers.

Mais la vogue stambouliote n’est pas qu’une histoire de mouvements de capitaux ou de flux touristiques. À la croisée de deux continents et au point d’équilibre entre tradition et modernité, Istanbul est devenue la vitrine d’un “modèle turc” dont cherchent à s’inspirer les pays du Maghreb ou du Moyen-Orient en quête de perspectives d’avenir attractives. Le modèle a son épicentre business, juste au nord de la Corne d’Or, sur la rive européenne d’Istanbul. C’est là, à Levent, le long de l’artère Büyükdere Caddesi, ou dans le quartier voisin de Maslak, que se regroupent les sièges des géants nationaux de la finance et de l’industrie comme Türkiye Is Bankas?, Akbank, Yapi Kredi Bank ou encore Eczac?bas? et Sabanci Holdings. C’est là aussi qu’ont élu domicile les entreprises étrangères, la finance en tête de liste,mais aussi Google, Pepsi, Roche, ou, côté français, Danone, Michelin et Sanofi-Aventis. Une liste qui n’est pas exhaustive, et très certainement loin d’être close…