En Chine et en Inde, les ouvertures sont annoncées par dizaines. Trois Sahngri-La sont notamment attendus à Pékin, Gulin et Shanghai et sur le sous-continent le seul Starwood Hotels and Resorts a une douzaine de projets en gestation, dont trois Aloft et un Westin. La Vieille Europe et l’Europe du Nord intéressent également les investisseurs. Shangri-La arrive à Paris, Banyan Tree au Mexique tandis que Sheraton et W se renforcent à New York. Et ce ne sont là que quelques exemples. Certains observateurs voient dans cette frénésie une forme d’audace, voire d’inconscience. Pour les dirigeants des groupes hôteliers, il ne s’agit que de bon sens stratégique. Les projets étaient déjà dans les tuyaux avant la crise, reculer aujourd’hui enverraient de très mauvais signes au marché. De plus, la crise ne sera pas éternelle et il est hors de question de concéder une avance à la concurrence. Tant pis s’il faut encore se serrer la ceinture pendant quelques mois.
Car l’augmentation des capacités hôtelières n’est pas sans conséquence sur le prix des chambres. Dans des villes comme New York, Paris, Londres ou Moscou où – avant septembre noir – la demande était péniblement satisfaite, la baisse devrait rester modérée. Au contraire, sur d’autres places comme Singapour, l’arrivée de nouveaux acteurs va engendrer une surcapacité. Après les promotions consenties depuis 18 mois, il sera difficile dans l’hôtellerie haut de gamme de revenir aux prix pratiqués en 2008.




















