Moyens de paiement : règlements à la carte

De multiples fins qui justifient de nombreux moyens : en ajoutant à la traditionnelle carte “plastique” toute une gamme de solutions adaptées aux déplacements professionnels, les spécialistes du paiement corporate s’adaptent aux attentes des entreprises et de leurs voyageurs.

MOYENS DE PAIEMENT : Règlements à la carte

Un monde sans cash ! À intervalles réguliers, les observateurs de l’univers monétaire annoncent la disparition des billets de banque et des pièces de monnaie. Mais cette fois, il semble bien que cette échéance soit vraiment à l’ordre du jour. Récemment, l’économiste Henri Bourguinat s’exprimait à ce sujet dans une tribune parue dans Le Monde : “À tous les niveaux, on s’acharne à décourager les règlements en espèces, de plus en plus considérés comme ringards, pour ne pas dire arriérés.” En favorisant l’utilisation de la carte de crédit, les gouvernements voient là un moyen de lutter contre l’argent sale, la criminalité, le travail au noir. De son côté, l’Union Européenne y trouve aussi un moyen de stimuler la consommation. Elle a de ce fait encouragé les paiements, même pour des montants minimes, en abaissant les commissions interbancaires à 0,30 % du total de la transaction. Non sans conséquence d’ailleurs sur le modèle économique du moyen de paiement le plus utilisé pour les déplacements, la carte de crédit corporate.

Ce mouvement inéluctable s’inscrit dans l’air d’un temps toujours plus technologique. MasterCard prévoit d’ailleurs que 38 % des paiements effectués en Europe seront numériques d’ici 2020. Certains pays sont déjà très avancés en la matière à l’image de la Suède. À Stockholm, les magasins ne sont plus qu’un sur cinq à accepter aujourd’hui les règlements en pièces et billets. Même la quête à l’église se fait via une application smartphone, Swish ! Si les enfants du Bon Dieu se mettent au virtuel, alors… La messe semble dite pour la monnaie fiduciaire.

D’autant qu’en parallèle, les acteurs économiques participent un peu partout à cette évolution. Ce qui faisait les menues dépenses des voyageurs d’affaires lors de leurs déplacements se dématérialise. Longtemps rétifs, les taxis se mettent tous à accepter le paiement par carte, un peu poussé en cela par la concurrence des VTC. De même, très bientôt, les titres de transports urbains seront à ranger au rang des curiosités. Après Londres, Amsterdam ou encore Lille et Marseille, Paris verra son ticket de métro disparaître “à l’horizon 2021”, comme récemment annoncé par la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse. Dans le même temps, les bornes de validation accepteront la carte bancaire sans contact et les pass Navigo migreront vers les smartphones.

MOYENS DE PAIEMENTUn robot à la caisse

Les restaurants s’inscrivent dans une même tendance. Cette année en Asie, le groupe Yum, propriétaire de l’enseigne Pizza Hut, va prendre à l’essai un serveur futuriste, le robot humanoïde Pepper, qui intègre le service de paiement digital de MasterCard MasterPass. Ainsi les clients pourront lui passer commande en début de repas, puis régler leur addition avant de partir. En France également, MasterCard expérimente avec Edenred un Ticket Restaurant dématérialisé, où l’utilisateur n’a plus qu’à poser son téléphone sur le terminal de paiement pour s’acquitter de son déjeuner. Et cela sans parler d’autres initiatives lancées par le réseau de cartes de crédit comme le paiement connecté intégré dans des montres de luxe ou, moins gadget, le paiement sur smartphone sécurisé par la reconnaissance faciale ou l’empreinte digitale. Une innovation déjà commercialisée aux Pays-Bas et bientôt en Belgique.

Difficile d’imaginer le voyage d’affaires rester longtemps à l’écart de cette lame de fond. “Si le paiement mobile n’est pas encore d’actualité pour les voyageurs d’affaires, 43 % des travel managers s’attendent à voir le sujet venir sur le devant de la scène dans les deux années à venir, selon une étude que nous avons réalisée récemment”, remarque Patrick Diemer, directeur général d’AirPlus. À ces fins, le spécialiste allemand des paiements corporate prépare le terrain. À l’aéroport de Francfort par exemple, et bientôt dans d’autres hubs allemands, les voyageurs ont la possibilité de payer leur parking via leur smartphone équipé de la technologie sans contact NFC. “Pour les voyageurs, c’est totalement transparent et ça leur évite de passer aux caisses. De son côté, l’entreprise récupère des données chiffrées sur un nouveau poste qu’il peut ainsi négocier avec les exploitants de parking”, explique Patrick Diemer. De même, l’équipe R&D a développé une solution de paiement mobile pour les restaurants.

paiement
Paiement sans contact, portefeuille électronique Apple Pay, technologie NFC qui permet de régler les dépenses depuis un smartphone : la carte de crédit est entrée dans une ère furieusement technologique. Si tous ces développements ne sont pas encore apparus dans le monde corporate, il y a fort à parier que ces innovations feront bientôt partie du quotidien des voyageurs d’affaires.

Apple Pay débarque

Une autre tendance émerge avec l’arrivée de Google et Apple dans le monde des paiements à travers leurs portefeuilles électroniques Android Pay et Apple Pay embarqués dans les iPhone 6 et smartphones Android de dernière génération. “Les travel managers s’attendent à voir Google et Apple devenir des acteurs importants”, souligne Patrick Diemer. Lancée aux États-Unis, Apple Pay a semble-t-il connu des débuts mitigés, mais cette solution pourrait prendre une nouvelle ampleur au fur et à mesure de son déploiement. Après le Canada, la Chine et Singapour, Apple Pay débarque en Europe, en Fance notamment en juillet prochain. Au Royaume-Uni, Apple Pay est compatible avec les cartes de crédit MasterCard et Visa émises par les principales banques anglaises, mais aussi avec les cartes distribuées par American Express, aussi bien auprès des particuliers que des entreprises. “C’est une façon supplémentaire d’utiliser la carte corporate”, remarque Pierre-François Brézès, directeur général France Paiements Corporate d’American Express, qui s’attend également à proposer une carte corporate sans contact “d’ici un à deux ans”.

La dématérialisation toujours plus poussée des moyens de paiement devrait avoir un impact favorable sur le budget voyages des entreprises. Selon AirPlus, spécialiste des solutions de paiement corporate, les sociétés allemandes, qui organisent chaque année 171 millions de déplacements professionnels, pourraient économiser plus de quatre milliards d’euros en éliminant les paiements en cash. Quatre milliards pour la seule Allemagne ! Le chiffre a de quoi surprendre, mais s’explique par le coût induit du traitement des notes de frais. D’après une autre étude, celle-ci réalisée par le spécialiste des solutions hôtelières HRS et la Fondation GBTA, chaque note de frais – avec hébergement – demande un temps de traitement moyen de 20 minutes. Ce qui, de ce fait, engendre un coût caché estimé à 53 euros. “Depuis quelque temps déjà, les entreprises utilisent des logiciels de pointe pour la gestion des notes de frais. Mais même la meilleure de ces solutions ne peut éliminer les 20 minutes nécessaires à traiter chaque reçu, ni les coûts afférents”, constate Michael Fürer, directeur des ventes Allemagne d’AirPlus.

Et encore, c’est sans compter le temps passé par les voyageurs eux-mêmes. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, 41 % du millier de voyageurs professionnels interrogés l’an dernier utilisaient encore un fichier Excel pour remplir leurs notes de frais, si l’on en croit un récent sondage de l’éditeur KDS. Ce qui prenait une demi-heure de leur temps dans 47 % des cas, et entre une heure et deux heures pour 18 % d’entre eux. Le tout, bien sûr, réalisé en large majorité sur les heures de travail.

Aussi les entreprises peuvent-elles trouver un bénéfice plus que tangible à voir les dépenses voyages s’intégrer de manière fluide, et surtout automatisée, dans les outils de reporting. Bien avant que la dématérialisation ne soit un mot à la mode, les multinationales ont commencé à développer le paiement centralisé pour tout ce qui concerne la billetterie aérienne grâce à la carte logée. Popularisée notamment par American Express avec son Business Travel Account ou AirPlus avec sa solution distribuée en France en partenariat avec BNP Paribas auprès des grands comptes, elle est également proposée par d’autres acteurs comme CIC-Crédit Mutuel, Diners Club ou depuis peu par l’agence de voyages HRG qui s’est associée à Visa pour lancer en Europe sa solution Central Travel Account. Société Générale est sur le point de se lancer sur le marché. “Cette solution simplifie la vie de tout le monde. Autant celle des voyageurs occasionnels qui n’ont pas de moyens de paiement corporate et voient leurs titres de transport payés en amont par l’entreprise, que celle des grands voyageurs. Pour ceux-ci, les frais importants comme les billets d’avion ne viennent pas imputer la capacité de paiement de leur carte affaires, souligne Élodie Trouillaud, responsable des offres cartes de Société Générale. D’ailleurs, les appels d’offres concernent de plus en plus souvent une offre reposant à la fois sur la carte corporate et la carte logée.”

Reporting trés prècis

Pierre angulaire de toute l’architecture des paiements de voyages, elle permet de régler efficacement la partie transport des déplacements en étant directement intégrée dans les outils de réservation des agences de voyages. Mais là n’est pas son seul avantage : l’émetteur de la carte se chargeant de régler pour le compte de l’entreprise, celui-ci présente à son client une facture unique avec des modalités de paiement avantageuses pour sa trésorerie. Surtout, le relevé d’opérations contient une multitude de données sur les voyages qui viennent remonter dans les outils de gestion. “L’émetteur de la carte logée enrichit de données analytiques, ajoute Pierre-François Brèzès. C’est là qu’est la création de valeur.”

En effet, la solution a pour avantage de garantir un reporting très précis sur le volume de dépenses ; tant avec telle compagnie aérienne, tant sur tel trajet, tant pour telle classe de voyage. Une profusion de “datas” que les travel managers et les responsables achats se feront un plaisir d’analyser avant de négocier leurs contrats avec les fournisseurs. Pour aller plus loin dans la finesse des analyses, l’outil AirPlus Information Manager intègre le reporting des frais additionnels depuis août 2015. “Les compagnies aériennes ont modifié leurs stratégies tarifaires et proposent de plus en plus de services ‘à la carte’, tels les bagages supplémentaires ou l’accès aux lounges, souligne Patrick Diemer. Nous avons pour volonté d’offrir aux entreprises la possibilité d’analyser ces transactions, en plus de leur donner les moyens de régler ces frais à l’avance, via leur compte logé.”

Longtemps l’apanage des grands comptes, la carte logée tend à se démocratiser à mesure que les fournisseurs sortent des solutions adaptées aux besoins des entreprises de taille moyenne. L’an dernier, BNP Paribas a ainsi lancé sa carte Voyage, affiliée au réseau VISA et qui s’adresse au mid-market, c’est-à-dire toutes ces sociétés dont les dépenses sont comprises dans une fourchette allant de 50 000 à trois millions d’euros. “Nous travaillons étroitement avec les principaux réseaux d’agences de voyages pour développer cette solution”, précise Laurent Sautré, responsable cartes commerciales de la banque française.

En parallèle, la carte logée s’est attelée au fil des ans à élargir son empreinte aux autres composantes du voyage d’affaires en plus de l’aérien – le transport ferroviaire, l’hôtellerie, la location de voiture – pour accroître les possibilités de paiement centralisé tout en permettant aux outils de gestion de “capter” ces dépenses de manière optimale. Dans ce cadre, les émetteurs de carte logée étudient les possibilités pour ouvrir cette solution auprès des nouveaux acteurs de plus en plus présents dans le monde du voyage d’affaires tels Uber et Airbnb. Dans le même ordre d’idée, en France, AirPlus et American Express sont partenaires de Business Table afin de rationaliser la réservation et la facturation des repas d’affaires.

Reste que la perfection n’est pas de ce monde, et que la carte logée n’est pas la solution miracle à toutes les problématiques des déplacements professionnels. La carte de crédit corporate reste encore et toujours essentielle pour payer tous les à-côtés des voyages ; les restaurants, taxis, transports urbains, pourboires et autres menues dépenses. Proposée par une palette très large d’acteurs qui va des inventeurs du concept de carte de crédit American Express et Diners Club jusqu’aux grandes banques de détail – BNP Paribas, Société Générale en France ou encore HSBC, Citi ou Bank of America Merrill Lynch côté anglo-saxon – en passant par un spécialiste comme AirPlus en Allemagne et au Royaume-Uni, elle est au cœur de l’organisation des paiements voyages. En dehors d’Amex ou Diners qui ont leur réseau d’acceptation propre, elles peuvent être affiliées à Visa ou à Mastercard et se déclinent en version statutaire Gold ou Platinum pour les cadres dirigeants, le tout associé à des services VIP et des couvertures plus élevées en matière d’assurances. Dans ce paysage, certaines se distinguent par des particularités comme American Express, dont la carte peut être co-brandée avec Air France-KLM, ou la Société Générale qui joue la carte environnementale. “Nous sommes associés à l’Office national des forêts et, pour chaque paiement réalisé avec une carte affaires Société Générale, cinq centimes sont versés à cette association”, explique Élodie Trouillaud.

Bien que sa portée s’élargisse, la carte logée a toujours pour défaut de ne pas être acceptée par certains acteurs du voyage, en particulier les compagnies low cost, les agences de voyages en ligne et de nombreux hôtels. C’est ainsi qu’une nouvelle solution est apparue sur le marché au tournant de la dernière décennie : la carte virtuelle, lancée à la fin des années 2000 sous le nom de vPayment par American Express, d’AIDA par AirPlus, suivi par BNP et sa Carte Virtuelle. À mi-chemin entre la carte corporate et le compte logé, elle fonctionne comme une carte “plastique” en générant un numéro virtuel à 16 chiffres qui permet de conclure les transactions en ligne. Et, comme pour une carte de crédit, il est possible de fixer des plafonds de dépenses ou de limiter son usage dans le temps. En parallèle, à l’image de la carte logée, elle s’intègre de manière automatisée dans les canaux de réservation, notamment au sein des plateformes de réservation hôtelière, avec un débit sur le compte de l’entreprise.

Solution adaptée aux dépenses hôtelières, et à la volonté des entreprises de rationaliser ce poste budgétaire, la carte virtuelle trouve de plus en plus sa place dans les agences de voyages.
Solution adaptée aux dépenses hôtelières, et à la volonté des entreprises de rationaliser ce poste budgétaire, la carte virtuelle trouve de plus en plus sa place dans les agences de voyages.

La carte virtuelle en plein essor

Frémissante il y a encore deux ans, la carte virtuelle semble être pleinement entrée dans les mœurs. D’abord parce que les émetteurs la proposent de plus en plus. Ensuite parce qu’après plusieurs pays européens dont l’Allemagne et la France, AirPlus a lancé sa solution AIDA en Autriche et en Australie en attendant Hong Kong et les États-Unis. De son côté, BNP étend son champ des possibles en l’ouvrant à d’autres devises que l’euro comme la livre sterling, le dollar et le franc suisse avant d’autres monnaies d’ici la fin de l’année. “Les frais de change sont ainsi évités et les entreprises qui ont des filiales à l’étranger peuvent s’en servir plus largement”, remarque Laurent Sautré.

Mais surtout, ce qui explique en bonne partie la croissance à deux chiffres de son utilisation, c’est qu’elle est non seulement intégrée au processus de réservation des entreprises, mais aussi par les agences de voyages qui l’utilisent elles-mêmes pour le compte de leurs clients. “La carte virtuelle leur offre une solution technique pour payer les hôtels et ensuite refacturer les séjours au client, le tout avec une réconciliation des données beaucoup plus précise”, conclu Pierre-François Brèzès. Ou comment passer du paiement virtuel aux données bien réelles.

NOTES DE FRAIS
Gare aux cadres exécutifs

NOTES DE FRAIS : Gare aux cadres exécutifsCe message s’adresse aux directeurs financiers des entreprises : méfiez-vous des cadres supérieurs. Selon Chrome River, spécialiste américain des solutions de gestion des notes de frais, les plus enclins à surévaluer leurs notes de frais sont les vice-présidents exécutifs (13,9%), suivis des PDG et propriétaires de sociétés (6,4%). Un chiffre corroboré par l’étude annuelle de l’Association des examinateurs certifiés de fraude (ACFE) qui montre qu’une fois sur cinq, ces fraudes émanent des échelons les plus élevés de l’entreprise. Par ailleurs, Chrome dresse le portrait-robot du profiteur : dans 73% des cas, c’est un homme – de 46 ans – qui travaille dans les métiers du divertissement, le tout pour une fraude moyenne annuelle de 2 500 $. Parmi les techniques employées, la plupart (45 %) font passer des dépenses personnelles sur le compte de l’entreprise, par exemple un dîner avec leur compagne. D’autres (35 %) réclament des frais kilométriques plus élevés et 29 % gonflent les pourboires Enfin, 10 % demandent le remboursement de trajets non effectués et événements annulés. Mais que les responsables évitent toute paranoïa superflue : 94 % des employés sont respectueux des deniers de l’entreprise.

RÉGLEMENTATION
Le grand chambardement de l’interchange

En limitant depuis décembre le taux des commissions d’interchange à 0,3 % sur les règlements par carte de crédit, l’Union européenne a semble-t-il modifié en profondeur l’organisation du paiement corporate. Bien sûr, la perspective de voir ces commissions baisser ne date pas d’hier. Et, ces dernières années, de nombreux acteurs ont fait du lobbying auprès de Bruxelles pour faire valoir les particularités du marché affaires : la part de marché des systèmes tripartites comme American Express ou Diners Club non concernés par cette limitation, le fait que ces commissions, tournant autrefois autour de 1,5 %, servaient à financer leurs innovations en matière de services aux entreprises. Au final, les instances européennes ont bien fait un distinguo entre carte grand public et carte commerciale, définissant celle-ci “comme un instrument de paiement utilisé uniquement pour les frais professionnels”… sans oublier de préciser “facturés directement sur le compte de l’entreprise.” De ce fait, si les cartes logées et virtuelles ne sont pas soumises à cette limitation, tel n’est pas le cas des cartes corporate dont les dépenses sont le plus souvent débitées sur le compte bancaire des employés. Société Générale estime que “la distinction est un peu artificielle dans ce contexte. Les cartes affaires à débit compte collaborateurs ne peuvent être utilisées qu’à des fins professionnelles et c’est clairement précisé dans nos conditions de fonctionnement. ” “Cette nouvelle réglementation implique un changement complet du business model pour tous les acteurs de ce marché”, souligne Laurent Sautré, chez BNP Paribas. Face à une baisse sensible des revenus, les émetteurs pourraient être tentés de faire payer un service autrefois gratuit. Dans les pays où elle émet ses cartes de crédit Travel Expense, en Allemagne et au Royaume-Uni, AirPlus a notamment introduit des frais compris entre 1,09 % et 1,19 % pour chaque transaction effectuée en Europe, hors retrait d’argent.