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BIEN VIVRE ET CRÉATIVITÉ ENTREPRENEURIALE

C’est pas bien joli, Bruxelles. Il y a certes la Grand’ Place et la maison de Victor Horta, pléthore d’autres chefs-d’œuvre modernistes et aussi une sublime villa années 30, la Villa Empain ; et tant de choses encore, une multitude de richesses culturelles et de réussites architecturales.

Mais le tout est comme jeté dans une urbanité mal fichue, ignorant les codes, avec des constructions n’importe où-n’importe comment, des autoroutes tronçonnant la ville, des échangeurs et des tunnels, des buildings élevés dans un esprit « à qui remportera la palme de la laideur ».

C’est peut-être comme ça, Bruxelles ; mais alors, qu’est-ce qu’il y fait bon vivre. Qu’elle est appréciable cette décontraction généralisée, cette absence de prétention, cet inutile et hautain snobisme qui compte pour beaucoup dans la mauvaise image qu’a parfois Paris à l’étranger. Cet art de vivre unique, art du bon vivre plutôt, qu’on soit Belge ou étranger, jeune ou vieux, Français expatrié, employé par la communauté européenne ou business-man en voyage professionnel, cet art de vivre, donc, est le point positif mis en avant par presque tout le monde.

Tout de même, peu à peu, la conception un peu particulière de l’esthétique années 70 de la ville disparaît. Dans le quartier européen tout d’abord ; une prime horreur désincarnée qui s’humanise en accueillant bistrots, restaurants décontractés et même logements dans ce qui était autrefois un no man’s land la nuit venue. Et c’est pareil pour le quartier du Canal qui, pour sa part, fait depuis les années 2010 dans l’hyper contemporain. Avec des lieux publics, des cafés, des restaurants, des galeries d’art, des espaces de coworking de nouvelle génération et bientôt un musée, le tout le plus souvent investi dans d’anciens locaux industriels.On cultive des légumes sur les toits, on envisage des solutions technologiques concernant l’éducation, la santé, le climat, l’écologie, mais aussi, Bruxelles oblige, le bonheur de vivre.

Résultat : de plus en plus de jeunes ultra qualifiés s’installent dans la ville, s’épanouissant dans une économie essentiellement tertiaire, dans des entreprises dirigées vers l’international, mais aussi vers les nouvelles technologies, avec 33% des start-up belges installées à Bruxelles. Dès lors, avec cette qualité de vie qui fait l’unanimité et des emplois majoritairement tournés vers demain, on comprend mieux que la jeunesse d’Europe souhaite vivre là-haut, tout là-haut dans les brumes du Nord.

Serge Barret, rédacteur en chef

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