
Comment se comporte le marché des résidences urbaines ?
Olivier Petit – L’offre progresse de 15 % par an depuis plusieurs années. Mais 2009 constitue clairement une période charnière, comprenant de nombreuses défaillances de gestion. On constate un effet ciseau, avec, d’une part, une baisse des taux d’occupation et, d’autre part, une diminution des prix du fait de la crise, et une croissance de l’offre qui se poursuit.
Comment s’explique cette crise ?
O. P. – La situation économique n’est qu’un facteur aggravant dans une crise davantage liée au modèle de développement, trop souvent effectué sous le seul angle immobilier et qui a négligé l’exploitation commerciale. Il est probable que la liste des exploitants en difficulté s’allonge encore en 2010.
Que vont devenir ces résidences en difficulté ?
O. P. – Les résidences qui connaissent des problèmes sont souvent installées en périphérie et ne répondent pas aux besoins de la clientèle. Autre point faible : le peu de notoriété de certains gestionnaires. Ceux qui vont disparaître seront remplacés par des acteurs existants qui saisiront des opportunités de croissance externe, mais aussi par de nouveaux entrants qui ont un réel savoir-faire.
Comment voyez-vous 2010 ?
O. P. – On devrait assister à un retour de la clientèle affaires au second semestre. Mais beaucoup de résidences ont ouvert ces derniers mois et le risque de suroffre dans certaines villes est réel. Ce qui fragilise par ricochet l’hôtellerie locale. Il reste toutefois de la place pour de nouveaux opérateurs, pour peu qu’ils soient solides et choisissent les bons emplacements. En particulier à Paris intra-muros, où la forte clientèle internationale et un mix loisirs-affaires limitent les risques.
Dossier - Résidences hôtelières : l’offre s’affine
Résidences hôtelières : L’offre s’affine
- Olivier Petit, associé Deloitte Tourisme, Hôtellerie & Loisirs




















