Séminaires : cohésion au grand vert

Réunion des villes ou séminaires des champs… Lorsqu’il s’agit de planifier un événement, les organisateurs se retrouvent confrontés à cette alternative. Malgré les agendas surchargés, les entreprises n’hésitent pas à se mettre au vert pour favoriser cohésion et partage. Mais sans trop s’éloigner de leurs bases…

Du sur-mesure et du tout-compris : apparu au milieu des années 90, le concept séminaires de Chateauform a acquis une réputation certaine auprès des entreprises, en particulier celles du CAC 40, qui y tiennent un grand nombre de formations continues.

Penser global, mais se réunir local : à l’heure où les agendas professionnels sont surchargés, les entreprises hésitent à s’éloigner de leurs bases pour organiser leurs séminaires. De nombreux resorts, ni trop loin, ni trop proches des grandes métropoles, profitent de cet état de fait. Résolument business sous leurs dehors loisirs, ces établissements savent créer des ambiances studieuses, mais détendues, ferments de cohésion entre les équipes internes et de meilleures relations client.

Le luxe, c’est l’espace et, à l’inverse de leurs confrères citadins, ces spécialistes de la mise au vert n’en manquent pas, permettant de fédérer les participants autour d’activités ludiques ; des team building sportifs ou des cours de cuisine, le grand classique du moment. Le soir venu, ils offrent des moments privilégiés pour discuter librement autour d’un verre. Lorsque les barrières tombent et que les personnalités se découvrent, il se tisse des liens qu’aucune technologie, même les futures visioconférences en 3D, ne pourra jamais se targuer de créer.

Lors d’un séminaire organisé dans un resort, l’employé est plongé en permanence dans un univers professionnel sans même qu’il s’en rende compte, souligne Agathe Brunel, directrice commerciale et marketing du Dolce Chantilly. Le soir, les participants continuent à parler travail, mais de manière différente. Ce qui n’est pas toujours le cas lors d’une convention organisée à Paris. Les Parisiens retournent le soir chez eux ; ceux venus de loin s’éclipsent quelques temps pour découvrir la ville ou pour rendre visite à des amis. Un hôtel comme l e nôtre n’offre pas ces portes de sortie. D’ailleurs, les entreprises organisent souvent les transferts aller et retour en bus au départ du siège et les participants n’ont pas leur véhicule personnel. Cependant, rien n’empêche, surtout si certains viennent de loin, d’organiser une soirée à Paris.

Une unité de lieu et d´action

Lieu, temps et action : comme dans le meilleur du théâtre classique, la règle des trois unités s’applique aux réunions. C’est autour de ces bases que Jacques Horovitz a conçu le concept Chateauform. “Dirigeant d’entreprise, fondateur de Grand Optical notamment, Jacques Horovitz a constaté durant sa carrière que les séminaires en ville ne favorisaient pas la cohésion, explique Pierre-Étienne Caire, directeur général du groupe pour la France. D’autre part, les resorts classiques, avec leur mix clientèle loisirs et affaires, n’étaient pas entièrement adaptés aux événements professionnels, manquaient de convivialité.

Pas d´obstentation

Fermées le week-end, les “maisons de séminaires” de Chateauform se destinent exclusivement à la réception des entreprises. Ces demeures de charme, proposant souvent une quarantaine de chambres et rarement plus de cent, offrent un cadre propice aux réflexions stratégiques, mais laissent aussi l’esprit libre de s’évader lors d’une balade en forêt. Que ce soit du côté de Guermantes, en Seine et Marne, ou de Bellinglise, dans l’Oise, deux des 38 établissements que compte aujourd’hui le groupe, les cadres se lancent ensemble à la recherche d’un temps commun.

Inconnue ou presque du grand public, la marque créée en 1996 s’est fait un nom auprès des entreprises du CAC 40, nombreuses à y organiser leurs réunions internes dans un cadre haut de gamme, mais sans ostentation. Fort de ce succès, Chateauform étend sa gamme en lançant ses “Campus”, des établissements plus contemporains logés dans des bâtiments neufs. Cette formule à prix plus doux est apparue il y a trois ans avec l’ouverture des Berges de Seine près de Fontainebleau et un deuxième Campus ouvrira non loin de là fin 2014, début 2015. “Nous allons bien plus loin que ce que peuvent offrir des hôtels deux trois étoiles en matière de séminaires. Par exemple, notre premier établissement s’inscrit dans un parc de 19 hectares avec sept courts de tennis, une piscine et un spa”, poursuit Pierre-Étienne Caire.

© Dolce

Etre situé à 20 minutes d’un aéroport international et à 40 minutes d’une grande métropole : le groupe Dolce a reproduit à Chantilly, près de Paris et de Roissy Charles de Gaulle, un concept qui plaît aux entreprises pour leurs mises au vert studieuses.


Comme les “maisons de séminaires”, les Campus proposent une formule “tout compris” qui plait particulièrement aux organisateurs, surtout à l’heure où les entreprises cherchent à rationaliser leurs dépenses événementielles. Forfaits intégrant le WiFi, les repas, les pauses, les boissons, alcoolisées ou non : le concept fait boule de neige. Ainsi le Renaissance Paris Hippodrome de Saint-Cloud, dernier né du groupe Marriott en région parisienne, à Rueil-Malmaison plus précisément, fait aussi du “all inclusive” son principal argument de vente.

Au sein du Paris Country Club, l’hôtel s’inscrit dans le style anglo-normand du lieu, dont le bâtiment classé a été dessiné par Léon Berthault, qui signa peu après le mythique Normandy, à Deauville. Champ de courses oblige, l’hôtel multiplie les références au thème hippique avec des photos de chevaux partout dans les couloirs et, dans les 100 chambres, un fauteuil en cuir imitant les selles de cheval. Pour relever un ensemble fait de tons fauves et profonds, Jean-Philippe Nuel, l’architecte d’intérieur, a parsemé les intérieurs de mobilier bleu Klein.

© Dolce

Nature et culture : avec son cadre verdoyant et un accès privilégié au château de Versailles, le Trianon Palace réunit plusieurs atouts pour donner de l’allant aux événements, en plus d’un centre de conférences high-tech.


Compte tenu de la proximité directe de sièges sociaux, notamment de grands groupes pharmaceutiques, et pas loin non plus de La Défense, l’établissement se destine principalement à l’accueil des conventions et séminaires. D’autant que cette localisation offre un autre atout : “Un dirigeant peut se greffer à l’événement le temps d’une table ronde ou d’un déjeuner et repartir au siège dans la foulée”, précise Gilles Krief, directeur ventes et marketing de l’hôtel. Les espaces séminaires de l’hôtel, au nombre de six, s’ajoutent à la trentaine de salles du Paris Country Club. Ils résument deux des attentes fortes de la part des organisateurs : des salles baignées par le lumière du jour et, surtout, des espaces moins formatés.

L’hôtel propose ainsi des foyers, lieux privés où les participants se retrouvent entre eux, se servent un soda ou une bière mis à leur disposition dans les réfrigérateurs, se posent ensuite pour discuter et se détendre dans l’un des canapés Chesterfield ou, pourquoi pas, entament une partie de billard ou de baby-foot. Côté incentives, ce resort périurbain posé le long de l’hippodrome de Saint-Cloud offre un large choix de challenges sportifs, comme des circuits équestres ou des initiations au golf avec un parcours neuf trous intégré au champ de courses.

© D. Bordes

Entre le prestige d’un palace habitué à recevoir les grands de ce monde ou l’ambiance spirituelle d’une abbaye du XIIe siècle, le coeur des organisateurs balance.


Être à quelques kilomètres du centre de Paris et pourtant déjà au vert est un positionnement avantageux. Proche de La Défense, de Levallois, le Moevenpick Neuilly met en avant la verdure qui l’entoure et qui permet aux cadres pressés de s’extraire pour une journée, ou seulement quelques heures, du “business as usual”. “Avec nos vingt salles de réunions et nos espaces modulables sur deux étages à la lumière du jour, nous accueillons de nombreuses entreprises, du secteur pharmaceutique en particulier”, souligne Edouard Plaisance, directeur de l’hôtel.

Culture au vert

À Versailles, le Trianon Palace, membre de la collection Waldorf Astoria, la marque luxe du groupe Hilton Worldwide, est équipé pour les événements d’envergure avec le Pavillon du Trianon Conference Centre, un centre d’affaires pourvu des dernières technologies et composé de 16 salles de réunions. Mais c’est aussi l’atmosphère Grand Siècle du lieu qui séduit, en plus de la possibilité de découvrir le parc du château en segway en marge des réunions.

Culture et verdure : c’est sur ces bases que Chantilly, avec son château et ses sublimes écuries, s’est imposé comme l’un des lieux privilégiés pour les grand’messes business près de Paris, en concurrence avec les nombreux établissements proches de Disneyland Paris, le Radisson Blu par exemple, sur un mode plus ludique. La marque Very Chantilly, créée l’an dernier pour mettre en valeur la destination, regroupe sous son aile plusieurs hôtels de la région à vocation événementielle comme le prestigieux Tiara Mont Royal, le château de Montvillargene, grand classique des réunions d’affaires, ou encore le Dolce, resort de 200 chambres s’étendant sur 27 hectares autour d’un golf 18 trous.

© Hyatt Regency

C’est une constante de par le monde : les établissements à la fois loisirs et séminaires s’installent à proximité des grandes métropoles d’affaires, que ce soit aux abords de Paris, ou près de Shanghai comme en témoigne l’ouverture récente du Hyatt Regency Chongming, dans une île sur le Yang Tsé.


Comprenant une vingtaine de salles de réunions, le centre de conférences de l’hôtel sera bientôt entièrement rénové. “Le son et les vidéoprojecteurs seront directement intégrés et les salles proposeront des solutions de visioconférence. Avoir une technologie high-tech est aujourd’hui une nécessité dès lors que les meetings sont de plus en plus interactifs”, souligne Agathe Brunel. Côté activités, le parc et son golf offrent une large palette de possibilités avec, en plus, un incentive signature, le “Dolce Polo Open”. Tout proche du Polo Club d’Apremont, l’hôtel organise des initiations à ce sport chic, suivies d’un dîner argentin élaboré par le chef de l’hôtel Dorian Wicart.

Comme à Chantilly, les hôtels européens du groupe américain proposent chacun un événement particulier. Le Dolce Frégate Provence, près de Marseille, organise des apéritifs “Pétanque, Pastis, Provence”, celui de Munich des “Bavarian Olympics”, celui de Bad Nauheim près de Francfort des “dinner on stage”, les tables étant dressées à même la scène d’un théâtre de style Art nouveau.

Paris, Marseille, Munich, Francfort, mais aussi Barcelone, Bruxelles et Lisbonne : au coeur de sa stratégie de développement, Dolce s’est fixé un principe simple, mais ô combien attractif pour les entreprises qui veulent organiser des réunions quasiment “à domicile” : ne jamais être à plus de 20 minutes d’un aéroport international et à 40 minutes d’une grande métropole. De la même manière, la proximité des grands hubs aériens et ferroviaires plaide en faveur des établissements séminaires de la Côte d’Azur, la Croisette cannoise ou Monaco et son ambiance princière ajoutant une touche de glamour aux événements.

Non loin à la fois de Genève et de Lyon, Evian joue sur son accessibilité depuis la France et la Suisse. Mais c’est surtout la beauté du lac Léman qui attire un grand nombre de manifestations au Hilton ou à l’Evian Resort et ses deux hôtels, l’Ermitage et l’Hôtel Royal qui a rouvert ses portes en juillet dernier. Dans le cadre de la rénovation de ce mythique palace conduite par l’architecte François Champsaur, un nouveau centre de conférences s’est installé en rez-de-jardin, composé de 12 salons pouvant accueillir de 20 à 220 personnes. Mais le lieu est tout autant dédié aux loisirs qu’au business, présentant une multitude d’activités possibles dans un même lieu avec un casino, des thermes et une académie de golf, le tout dans le cadre idyllique d’un parc de 19 hectares écocertifié.

© Chateauform

Plus près des bureaux, plus courts en temps, les séminaires vont à l’essentiel, avec un accent particulier mis sur le contenu des réunions. Ce qui n’excut pas des moments de détente, ne serait-ce qu’une demi journée. Golf, polo, réveil musculaire, yoga, cours de cuisine : ces activités permettent de nouer des relations plus étroites entre les équipes internes ou avec les clients de l’entre prise. Une cohésion qui se tisse du matin jusqu’au soir. (Photos 1 et 2 : Dolce
Chantilly. Photos 3 et 4 : Campus les Berges de Seine).

Sommets internationaux

Comme en Europe, les resorts séminaires s’implantent eux aussi aux alentours des mégapoles asiatiques. Avec, à leur actif, des surfaces de réception à l’image des espoirs fondés sur ces villes en devenir, c’est à dire immenses. À 60 km du centre de Pékin et à 45 km de son aéroport international, le complexe Kempinski Yanqi Lake se présente comme le plus grand lieu de réunions et de conventions de tout le pays, taillé aussi bien pour des sommets internationaux que pour des séminaires classiques, voire des réunions plus intimistes. Le complexe consacre 14 000 m2 aux événements, avec entre autres un centre de conférences et une Grand Ballroom qui peut contenir 1 400 personnes. Côté hébergement, le resort compte près de 600 chambres réparties sur trois hôtels, gérés par Kempinski, qui ouvriront leurs portes au cours du quatrième trimestre 2014 : le futuriste Yanqi Lake, le State Guest House, à l’architecture inspirée des maisons traditionnelles à cour carrée, et le Yanqi Lake Boutique Hotels, en fait douze demeures d’une dizaine de chambres axées sur le design.

Ouvert en début d’année au milieu d’une île à l’embouchure du Yang Tsé, le Hyatt Regency Chongming joue sur la proximité de Shanghai – à 90 minutes de voiture du Bund ou de Pudong –, mais aussi sur la nouvelle génération d’espaces séminaires ludiques et créatifs qui commencent à fleurir ça et là. Dans ce resort lifestyle, la marque américaine a introduit son concept The Campus, rappelant aux nostalgiques leurs années d’études. Avec son amphithéâtre de style universitaire, trois salles de classe, six salons “song & games” et une cafétéria où se réunir, l’ensemble a un petit côté old school, contrebalancé par des installations high-tech avec des tableaux blancs électroniques et de larges écrans plats où connecter les PC.

Yanqi Lake Kempinski

Non loin de Pékin, le Yanqi Lake Kempinski surprend par son architecture futuriste, sorte de soleil levant tout en verre, posé le long d’un lac dans un immense complexe dédié aux événements professionnels.

Si, pour des questions d’agenda, les entreprises tendent aujourd’hui à organiser leurs grands rendez-vous au plus près de leurs sièges, le panthéon mondial des destinations loisirs continue de faire recette. Surtout lorsqu’il s’agit de saluer les efforts des équipes internes ou de recevoir ses clients et prospects dans un cadre flatteur. Que ce soit à Pukhet, Bali ou Sanya en Asie, sur la Riviera Maya ou les plages des Caraïbes en Amérique Latine, à Marrakech, en Andalousie, en Grèce, une pléthore de resorts enchanteurs apporte un supplément d’âme aux événements professionnels.

Destinés en premier lieu à une clientèle loisirs, ces établissements sont tous ou presque dotés de salles de réunions haut de gamme, cette activité étant essentielle pour animer les basses saisons. Ce qui explique en parallèle des efforts tarifaires, qui font que, vol compris, l’offre de ces hôtels reste compétitive. “Si la tendance est aux événements locaux, en ce qui concerne les appels d’offres sur le marché international, nous sommes en concurrence avec des destinations comme Prague, la Grèce ou la Croatie”, souligne d’ailleurs Agathe Brunel.

Plages de travail

On ne compte plus, parmi les grandes chaînes, ces resorts mi loisirs, mi MICE ; les Pullman Danang Beach Resort ou Timi Ama en Sardaigne, les InterContinental Bali ou Mar Menor en Espagne, les Radisson Blu Dubrovnik ou Djerba, les Hilton Bodrum en Turquie ou Vilamoura en Algarve entre autres. En dehors des plages consacrées au travail – les incentives purs et durs se font de plus en plus rares – , ces établissements promettent tous une dose d’évasion, que ce soit des activités nautiques à sensation, des visites du patrimoine historique de la région ou, dans une optique éco-responsable, l’implication dans des projets avec les communautés locales… Certains resorts de luxe s’attellent à forger des souvenirs inoubliables dans l’esprit des participants. Four Seasons, par exemple, organise pour des groupes très VIP des croisières à bord de caïques sur le Bosphore à Istanbul, un dîner au milieu de la savane dans le Serengeti ou, dans un style beaucoup plus sportif, un vol au-dessus de l’océan équipé d’un réacteur dorsal façon James Bond à Koh Samui.

© Relais & Châteaux

1 — Surplombant la mer d’Andaman, le Pullman Phuket Arcadia profite d’un accès direct à Naithon Beach, l’une des plus belles plages de la destination.
Un argument de poids pour attirer les incentives, en plus d’un espace séminaires à part au sein du resort.

2 — Entre Lubéron et Haute Provence, le Couvent des Minimes s’est converti aux événements exclusifs. L’église revisitée de ce Relais & Châteaux récemment rénové peut accueillir 200 personnes pour des cocktails haut de gamme.

Cependant, s’éloigner des grandes métropoles et des carrefours touristiques peut donner aux événements une tournure plus exclusive. Là, des établissements de charme, pour la plupart membres de chaînes volontaires, se concentrent sur l’accueil de réunions, les comités de direction en premier lieu. Tandis que Châteaux et Hôtels Collection se positionne sur le marché du tourisme d’affaires avec son guide Séminaires & Évènements, Relais & Châteaux a regroupé son offre autour de ses “séminaires d’exception”. Au programme : art de vivre, cours de cuisine avec des chefs multiétoilés et des salles de réunion sortant du commun. Une démonstration hors du temps de l’adage “small is beautiful”.

Groupes d´hôteliers – Des concepts gagnants

Creative Meetings chez Le Méridien, Business Playground chez Pullman, Inspired Meetings chez Sofitel, “NH Meetings : inspire. create. enjoy.” : les noms donnés par les grands noms de l’hôtellerie à leurs nouveaux concepts de réunions traduisent une volonté de donner à leur offre une tonalité créative aussi bien au sein de leurs hôtels de centre-ville que dans leurs établissements resorts.

À travers ses Experience Meetings, Radisson Blu formalise sa proposition autour de trois fondamentaux que les organisateurs pourront partout retrouver : Brain Food, c’est à dire une nourriture saine à base de produits locaux ; Brain Box, une salle-atelier conçue pour libérer la créativité ; et un basique essentiel, l’Internet gratuit. Les groupes hôteliers cherchent aussi à simplifier l’organisation des événements à travers des outils technologiques. À la fin de l’année dernière, Hilton a lancé son programme Meetings Simplified pour faciliter la planification des petits événements, de moins de 25 personnes, dans les hôtels du groupe avec un site de réservation systématisant les appels d’offres et surtout des tarifs “tout compris” par participant.

De son côté, Marriott a lancé la plateforme en ligne Meetings Imagined, pour mieux préparer les événements. Conseils, dernières tendances, mises en scène des salles et présentations de pauses : le site fait des propositions en fonction des objectifs finaux de chaque réunion : la prise de décision, la formation, le networking, la célébration d’un événement… En parallèle, le groupe a mis en place un service de conciergerie virtuel Red Coat Direct. Grâce à cette application, les organisateurs peuvent demander à modifier la température de la salle ou commander un café depuis leur mobile ou leur tablette, sans avoir à sortir de la réunion.