Seychelles : le paradis a un pays

Dans les années 70, on tournait aux Seychelles des scènes du film Good Bye Emmanuelle. Le film, plus que sensuel, a fait le tour du monde et les rochers polis posés sur le sable blanc de l’île de La Dune ont estomaqué les derniers récalcitrants aux séjours balnéaires. La destination était lancée. Le décor est pratiquement inchangé depuis. Les rochers sont toujours là, les cocotiers aussi. Avec en prime des infrastructures de très grand luxe parfaitement adaptées au tourisme corporate.
Photo Alain Parinet
Seychelles : des cases créoles enfouies dans une végétation foisonnante

Jour 1 – Programme

Arrivée tôt le matin sur l’île de Mahé par le vol Air Seychelles. Accueil personnalisé à l’aéroport, petit déjeuner et rappel des grandes lignes du séjour, puis transfert à l’hôtel. Déjeuner BBQ seychellois sur la plage. Temps libre et dîner au restaurant La Plage.

L’HOTEL Kempinski Seychelles Resort

Kempinski Seychelles Resort

Tout est dans le détail. Repris par la chaîne de luxe Kempinski, l’hôtel a été rénové, réarchitecturé, mêlé de contemporain et d’éléments naturels pris dans leur jus. Et c’est formidablement réussi. Cela donne, entre autres, des balustrades de balcons et des passages couverts surmontés de toits fabriqués à partir de tiges de bois posées telles quelles. Mieux, construit dans les tons granités chers à l’île de Mahé, jamais plus haut que le plus grand des cocotiers qui ponctuent jusqu’à la plage les espaces gazonnés, le Kempinski s’intègre parfaitement dans le paysage. C’est très simple, depuis la mer, on le distingue à peine. Les chambres, ultra spacieuses, sont elles aussi d’une redoutable simplicité, avec des objets ou des tables de salon posées là où il faut. Avec aussi, aux murs, des œuvres du peintre Michael Adams qui ne gâchent rien. Jusqu’au lit, disparaissant sous ses voiles de tulle, à y aller d’une touche aussi romantique qu’efficace contre un moustique égaré. Justement, côté voiles blanches et nappes à gros nœuds, le Kempinski organise pour les groupes des dîners de gala sur la plage à faire pâlir de jalousie les princes du Golfe qui sont très présents à Mahé. En matière d’activités, le Kempinski propose, en version très haut de gamme, tout ce qu’on peut attendre d’un établissement balnéaire : croisière au coucher du soleil, pêche au gros, plongée sous-marine ou canoë-kayak… 148 chambres, trois salles de réunion et cinq lieux à s’approprier de 10 à 250 personnes, trois restaurants, piscine, spa, tennis…

Baie Lazare, P.O. Box 1356, Victoria, Mahé Island • Tél. : +248 438 6666
Email : info.seychelles@kempinski.com • Internet : kempinski.com/seychelles

ALTERNATIVE Hotel Savoy

Hotel Savoy

Derrière, c’est la montagne et ses brumes de chaleur ; devant, la mer et la plage de Beau Vallon… L’hôtel Savoy s’est judicieusement installé entre les deux, profitant de la proximité de Victoria, la mini-capitale des Seychelles, à 15 minutes de route. Le bâti en U accueille une piscine enfouie dans un jardin tropical plein d’odeurs et d’oiseaux. Tout au bout, un lounge-bar de plage surplombe judicieusement un front de mer piéton, façon Promenade des Anglais niçoise un tantinet tropicalisée. Du coup, l’hôtel n’est pas totalement en dehors de la vie seychelloise qui passe ainsi nonchalamment presque sous ses fenêtres. Et c’est un vrai plus ! Pour le reste, les 163 chambres sont véritablement très spacieuses, de style balnéaire dirons-nous, et toutes assorties d’un balcon ad hoc, c’est à dire lui aussi de très belles dimensions. Le spa, qui propose une piscine tout en longueur propice à la remise en forme, fait carrément l’objet d’un mini complexe à lui tout seul. Trois restaurants et bars, piscine – la plus grande des Seychelles –, court de tennis… À noter que l’hôtel possède une base nautique.

Beau Vallon, Mahé. P.O. Box 400, Victoria • Tél. : +248 439 2000 Email. : rsn@savoy.sc • Internet : www.savoy.sc

RESTAURANT Terrasse à La Plage

Terrasse à La Plage

Depuis l’hôtel, il n’y a que la rue à traverser. Et là, c’est l’éblouissement d’un premier soir passé sur une terrasse posée juste au-dessus de la plage, dans l’un des établissements les plus réputés et sans doute parmi les plus élégants de l’île. Ça, c’est pour le décor ! La carte est à sa hauteur, richissime, et propose une cuisine française et méditerranéenne, ainsi que des plats mâtinés d’un rien de créolité seychelloise. Alors, tant qu’à faire, mieux vaut opter pour la section poissons qui, on s’en apercevra plus tard, ne décevront jamais sur toutes les îles de l’archipel. Alors, ce sera poissons, poissons et fruits de mer de préférence. Côté vins, on ne sera pas déçu non plus, la carte étant interminable. Ce qui n’est au fond pas bien grave, puisqu’en cas de vertiges, la terrasse est rafraîchie par des brumisateurs.

P.O Box 1118. Mare Anglaise, Beau Vallon, Mahé • Tél. : +248 4 620 240 • Email : laplageresto@gmail.com

Jour 2 – Programme

Lever matinal et départ pour les îles de Praslin et La Digue. Déjeuner chic cosy au restaurant de l’hôtel l’orangeraie. Promenade en vélo sur La Digue. Retour en bateau à grande vitesse. Le soir, atelier rhum et dîner dans une demeure coloniale. À noter que lors de la proposition du programme, le réceptif avait envisagé, en alternative, un séjour inversé. Donc, point de chute à Praslin et visite de Mahé. Et non pas hôtel à Mahé et visite de Praslin. L’agence a opté pour la deuxième solution.

L’HOTEL Paradise Sun

Paradise Sun

Le soleil du Paradis ! Jamais resort n’a mieux mérité son nom ! Qui correspond en tout point à l’idée qu’on se fait d’un resort seychellois. Tout y est : le jardin tropical foisonnant, les bungalows vernaculaires enfouis dans la végétation, le restaurant dans une paillote surplombant une grande plage bordée par des cocotiers, la mer délicieuse et un personnel très avenant, certainement à l’origine de l’ambiance générale exotico-chic. Le tout agrémenté d’animations bon enfant à tout moment de la journée, depuis les parties de pétanque jusqu’aux cours de cuisine créole en passant par les promenades en vélo, les excursions “masque et tuba” sur l’îlot voisin, les séances de yoga ou les croisières au coucher du soleil. Les 80 bungalows et villas ? Ils sont à un étage et accueillent chacun quatre chambres dotées soit d’un grand balcon privatif, soit d’une varangue, privative elle aussi. Leur décoration, tout en finesse, privilégie les éléments récurrents des décors tropicaux : parquet de bois presque noir, ventilateur au plafond en sus de la climatisation, claustras, photophores, chaises longues et moustiquaires… Sur ses cartes d’accueil, l’hôtel écrit “bienvenue au paradis”. On ne saurait lui donner tort. Piscine, deux restaurants, centre de plongée, spa.

AnseVolbert, Praslin • Tél. : +248 4 293 293 Email : paradise@seychelles.net
Internet : www.paradisesunhotel.com

PRASLIN Le jardin d’Éden existe

Seychelles
Des hôtels sublimes nichés dans des jardins tropicaux, du poisson frais pêché sur toutes les tables et des plages parmi les plus belles du monde. Le paradis, ou presque.
Seychelles
Des hôtels sublimes nichés dans des jardins tropicaux, du poisson frais pêché sur toutes les tables et des plages parmi les plus belles du monde. Le paradis, ou presque.

Praslin, la mer, le ciel. Un divin ménage à trois qui, au regard de la tendresse qu’il dégage, est parti pour toujours durer. Une vraie magie règne sur cette île enfouie dans la végétation, luxuriante comme il se doit. Tout est calme à Praslin, à commencer par le rythme de vie de ses habitants. Un peu de pêche par-ci, un peu de négoce par-là, beaucoup de farniente et des jours tranquilles délicieusement coulés sans grande surprise. En fait, Praslin, 11 km de long sur quatre de large, la plus grosse île des Seychelles après Mahé, a toujours su se préserver des ravages d’un tourisme envahissant. Le mass market n’est pas de mise ici, comme en témoigne la qualité de son hôtellerie et… les tarifs qui vont avec. Car l’île accueille même l’un des plus célèbres resorts du monde, qui fut un moment le refuge de Zinedine Zidane ou de Gérard Depardieu. Sans parler de son golf spectaculaire, qui lui aussi compte parmi les greens les plus fameux de la planète. Pour le reste, Praslin fait se succéder les plages, immenses, éblouissantes de soleil, bordées de cocotiers alanguis. La mer y est toujours caressante, car une nature décidément fort prévenante a protégé Praslin des vagues océanes par une solide barrière de corail. Pour le soir, il y avait autrefois un casino… Il est aujourd’hui fermé, mais la bâtisse qui l’abritait est toujours là, sublime dans sa déchéance. D’aucuns parient sur sa réouverture, ce qui ne manquerait pas d’animer les nuits “prasliniennes”. Car pour l’instant, seuls quelques lieux épars et les grands hôtels proposent des soirées… Au fond, c’est peut être mieux ainsi ; et c’est certainement le prix à payer pour conserver ce paradis totalement à l’écart de l’agitation du monde.

VALLÉE DE MAI Aux origines du monde

Murmure des ruisseaux, sifflements des cateaux noirs – une espèce endémique de perroquets ne vivant que là – , craquements sourds des palmes balancées par le vent, racines, lianes, gigantesques feuilles mortes et… pénombre absolue. La forêt de Mai s’étend sur 19 ha au beau milieu de l’île de Praslin. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984, elle se compose de 7 000 cocotiers de mer géants. Unique au monde.

Dieu que c’est sombre ! Bousculé, chaotique, dantesque, avec de gigantesques feuilles mortes et des troncs renversés qu’on laisse à dessin sur un sol déjà bien encombré… Cette forêt de Mai, et ses 19,5 hectares que l’on parcourt à travers des sentes sablonneuses, est unique au monde. Elle figure au patrimoine de l’UNESCO depuis 1983 et est incontestablement le point d’orgue de l’île de Praslin. Car c’est ici, et pratiquement qu’ici, que pousse une race de cocotiers aussi géants qu’uniques, les coco-fesses, copiant avec un troublant souci de vérité les organes génitaux des êtres humains, mâles et femelles. Nez en l’air, forcément en l’air puisque ces palmiers atteignent facilement une trentaine de mètres, on déambule dans un univers très ombragé, à peine rehaussé ça et là par quelques rais lumineux. Des collines, donc. De gros rochers de granit, des cascades, des ruisseaux, des lianes, des palmes de deux à trois mètres, des troncs couchés, des craquements sinistres provoqués par le vent dans la canopée et une vision démentielle de ce que pouvait être la forêt tropicale telle qu’elle était avant. Il y a des millions d’années, lorsque le monde en était encore à ses origines.

LA DIGUE De lumière et d’argent

Sur l'île de La Digue, les promenades à vélo se faufilent sous les cocotiers, croisant ici la maison du film Goodbye Emmanuelle, là le charme d'un vieux cimetière envahi par les herbes folles.
Sur l’île de La Digue, les promenades à vélo se faufilent sous les cocotiers, croisant ici la maison du film Goodbye Emmanuelle, là le charme d’un vieux cimetière envahi par les herbes folles.

Ce décor-là, ces rochers merveilleusement poncés par la mer et artistiquement posés sur des plages de sable éblouissant ; ce jardin de lumière et d’argent, ce confetti de six km sur trois à 30 minutes de bateau de Praslin, s’est ouvert sur le monde grâce à l’érotisme torride de Sylvia Kristel, lorsqu’elle y a immortalisé quelques scènes du film Good Bye Emmanuelle à la fin des années 70. Puis ce sont les photographes de mode et leurs mannequins qui s’y sont mis en prenant pour décor les fameux éboulis et la plage d’Anse d’Argent, sans aucun doute l’une des plus belles du monde. Les autorités l’ont bien compris, qui l’utilisent presque un peu trop d’ailleurs pour vanter les beautés naturelles des îles Seychelles. Du coup, Anse d’Argent se retrouve quelque peu gâchée par l’afflux de touristes. Pas de problèmes : il y en a tant d’autres, des plages ; et qui portent le plus souvent des noms désopilants. Cela donne : Anse Patates, Anse Banane, Anse Fourmis ou bien encore Anse Cocos… Pour autant, et à côté de son décor de rêve, vraiment de rêve, La Dune, c’est aussi une ambiance, une façon unique de célébrer la lenteur et la douceur de vivre. De fait, il n’y a pratiquement pas voitures sur La Digue. Y en aurait-il besoin d’ailleurs ? Car tout ou presque se fait à vélo, y compris les promenades touristiques qui se faufilent sous les cocotiers, croisant ici la fameuse maison du film, là un enclos où s’ébattent de très grosses et très vieilles tortues, et ailleurs le charme chamboulé d’un vieux cimetière envahi par les herbes folles. À déjeuner, léger on s’en doute, ou en fin d’après-midi, la terrasse du très élégant Domaine de l’Orangeraie, sur Anse Sévère, est parfaitement adaptée aux exigences d’un groupe corporate. Prévenante, la direction a même réservé à leur usage exclusif un lounge-restaurant à demi les pieds dans le sable. So chic !

Le Domaine de l’Orangeraie. Anse Sévère, La Digue • Tél. : +248 4299 999
Email : marketing@orangeraie.sc • Internet : www.orangeraie.sc

ATELIER RHUM Takamaka et maison de maître

Takamaka et maison de maître

D’abord, il y a la visite de la distillerie et tous les discours qui vont avec pour mieux comprendre l’affaire. Depuis la récolte de la canne jusqu’à sa distillation. En toile de fond : des alambics de cuivre briqués, des cuves d’inox et des fûts de chêne, un liquide imbuvable sorti à 80° et au bout de tout cela, un espace dégustation où l’on s’essaie à six ou sept superbes variétés de rhum Takamaka en guise d’apéritif. La propriété a autrefois appartenu à de riches planteurs. Donc, il y a une maison de maître, une superbe bâtisse à varangue aujourd’hui reconvertie en restaurant. Sans aucun doute l’une des meilleures tables de l’île, proposant des plats originaux composés par Christelle Verheyden, chef passionnée et passionnante qui raconte volontiers sa cuisine créole largement revisitée à base de produits locaux. Ses desserts sont à se damner.

Trois Frères Distillerie. La Plaine Saint-André. Au Cap. Mahé • Tél. : + 248 437 2010

Restaurant La Grande Maison. La Plaine St André. Au Cap. Mahé • Tél. : +248 25 22 112 • Email : lgmsey@gmail.com • Internet : www.facebook.com/LGMsey/

Jour 3 – Programme

Découverte de l’île de Mahé et de sa capitale Victoria. Déjeuner au restaurant Bliss. L’après-midi, découverte culturelle : jardin des épices, atelier de batik et atelier du peintre M. Adams.

MAHE Aux racines de l’archipel

40 ! C’est le nombre d’années d’indépendance de l’archipel. 40 %, c'est la surface de l'île couverte par les cocotiers.
40 ! C’est le nombre d’années d’indépendance de l’archipel. 40 %, c’est la surface de l’île couverte par les cocotiers.
Aux racines de l'archipel

Atterrir à Mahé et filer immédiatement sur Praslin ou La Digue, voire sur l’une ou l’autre des îles accessibles et habitables d’un archipel qui compte pas moins de 115 îles et îlots, granitiques ou coralliens ; atterrir là, en partir tout de suite et la négliger participe sans l’ombre d’un doute de l’erreur grossière. Car Mahé, la plus grande des îles des Seychelles – 27 km de long sur huit de large –, avec Victoria sa capitale miniature, avec son relief accidenté enfoui sous une végétation à foison, et ses plages, et ses criques – une soixantaine au total –, et ses cocoteraies, et ses maisons coloniales, et ses cases créoles aux toits rouillés ou encore ses routes en épingle aux noms improbables, la Misère, Sans Soucis, chemin Mont Plaisir… Mahé, donc, peut à elle toute seule faire l’objet d’un séjour balnéaire. L’histoire et la culture en prime… Avec des noms célèbres qui se sont aventurés ici, d’abord ceux de pirates, forbans et autres flibustiers à l’image de La Buse, puis ceux nettement plus orthodoxes d’explorateurs comme Lazare Picault, et d’autres encore à très nobles particules comme Gabriel de Choiseul, duc de Praslin. S’il a donné son nom à l’île, le gouverneur Mahé de la Bourdonnais, en revanche, n’y a jamais mis les pieds, car installé à Maurice. À eux tous, eux et leurs colons, leurs déportés de France par Napoléon et leurs esclaves, ils ont réussi à construire une nation océane, dont on retrouve partout les racines, aussi bien dans le parler que dans la musique, dans l’artisanat que dans la gastronomie. Sur ce dernier point, on est servi à Mahé. Les tables, des plus chics aux plus traditionnelles, sont très nombreuses et… toujours ouvertes.

VICTORIA Autour du Clock Tower

Nostalgie “du temps d’avant” des vieilles rues de Victoria.
Nostalgie “du temps d’avant” des vieilles rues de Victoria.

Même si c’est une mini-capitale, l’une des plus petites du monde, c’est une capitale quand même. Avec tout ce que propose une capitale en matière d’institutions politiques et administratives, d’ambassades, de banques et de commerces. De fait, tout s’articule autour d’une horloge, la Clock Tower, posée au carrefour des deux voies principales de Victoria. Elle est là plantée depuis 1903 par les bons soins de l’Angleterre qui souhaitait marquer sa nouvelle emprise coloniale et est sensée reproduire la tour de l’horloge de Vauxhall Bridge près de la gare Victoria à Londres ; une toute petite tour, comme un jouet passé à la peinture d’argent et dont, nul ne sait exactement pourquoi, les quatre cadrans marquent des heures différentes…

Autour de la Clock Tower

Du coup, avec ses aiguilles approximatives, elle donne le ton, l’ambiance, et distille un je-ne-sais-quoi d’authentique décontraction. À deux pas, mais tout est à deux pas à Victoria, après quelques jolies maisons créoles de bois coloré avec marquise et balcons, rescapées des velléités d’une modernisation aussi douteuse qu’inappropriée, bat le cœur de l’attraction majeure de la ville : le marché. Installé sous les halles d’un bâtiment rénové en 1998, il fonctionne avant les grandes chaleurs, c’est-à-dire tôt le matin, à l’heure du poisson, essentiel dans la cuisine seychelloise. Pour le reste, le Sir Selwyn Clarke Market fonctionne comme tous les marchés tropicaux du monde, avec force couleurs et montagnes de légumes et de fruits exotiques. Dans les rues alentour, les vieilles boutiques, celles des marchands de tissus, des quincailliers et autres épiceries, sont restées comme elles étaient avant, avant l’arrivée des supérettes et des supermarchés. Donc on palabre, on rigole et on s’évente beaucoup, car il fait tout de même un peu chaud. La fraîcheur et le silence ? On les trouvera tout à côté, dans le temple hindou de Quincy Street – 2 % des habitants de l’île étant de cette confession – ou dans la grande église catholique du XIXe siècle, religion pratiquée par 82 % de la population. Sauf le dimanche, où les grandes orgues s’en donnent à cœur joie. On les entend d’ailleurs dans tout le quartier.

BOTANIQUE Jardin du Roy, jardin des épices

Jardin du Roy, jardin des épices

À l’origine viennent les péripéties des émissaires de Monsieur Poivre qui tentèrent en 1771 d’introduire ici des plantes à épices. Hélas, singulièrement incompétents, ils ne réussirent qu’à brûler la totalité des plantations, si ce n’est l’île de Mahé dans son ensemble. Aujourd’hui, la terre reprise par les ancêtres de Micheline George donne un merveilleux jardin aux épices, une odorante plantation accrochée aux flancs de la montagne, des plans de vanille, de poivriers, de noix de muscade, de cotonniers, de cardamome ou de patchouli. Il y a plus d’une cinquantaine de variétés comme cela qui s’épanouissent là, au-dessus de la mer. Sa découverte, à peine sportive même si elle présente de forts dénivelés, est un vrai bonheur. D’autant qu’elle se complète par la visite de l’ancienne maison de maître reconvertie en musée et éventuellement par un vrai déjeuner créole, de la cuisine familiale sans prétention, pris sous une pergola panoramique. Mieux encore : une boutique vendant les produits de cette terre de délices a été ouverte dans un ancien entrepôt. Les groupes, lors de leurs cours de cuisine, viennent s’y approvisionner en compagnie des chefs des grands hôtels.

Domaine de l’Enfoncement, Anse Royale. P.O. Box 3037, Victoria, Mahé • Tél. : +248 437 1313 • Email : brymich@seychelles.net

BLISS Restaurant avec vue

Restaurant avec vue

Les rochers de granit polis sont là, la plage de sable rose aussi et les cocotiers se penchent évidemment dessus. Un restaurant en rooftop perché au-dessus d’un boutique hôtel qui fait les plus belles pages des magazines de déco. Une merveille de matériaux bruts passés au blanc de chaux, des voilages de coton fin, des canapés et des sofas où l’on peut carrément s’allonger et tout en bas, une piscine naturelle d’eau de mer carrément aménagée dans les rochers. Déjeuner de fruits de mer et de salades et de plats internationaux à touche créole.

Vista Do Mar, Glacis, Mahé • Tél. : +248 253 01 04 • Email : blissresa@bliss-hotel.net • Internet : www.bliss-hotel.net

ATELIER PINEAPLE ET MICKAEL ADAMS De l’artisanat au grand art

De l’artisanat au grand art

Que rapporter des Seychelles ? Il y a les fameux coco-fesses, bien sûr, mais il faut bien reconnaître que dans une valise c’est un peu encombrant… Du coup, en tout aussi exotique, on leur préférera un batik lumineux, coupé en paréo ou appliqué sur un t-shirt, que l’on verra réaliser in situ dans l’atelier Pineaple Studio ouvert au public. Avec un peu d’habileté, on pourra même s’y essayer. Tout à côté, puisque installé dans la maison voisine, l’atelier du peintre Michael Adams, installé aux Seychelles depuis 1972 et internationalement reconnu. Sa peinture est légère, fourmillante de détails, montrant ici une jungle onirique et là des scènes de vie tropicale. Talent et marché de l’art obligent, ses toiles sont un peu chères, mais les lithographies sont en revanche parfaitement abordables. Dans tous les cas, un “souvenir” de très grande qualité.

Pineapple Studio, Anse Poules Bleues. PO Box 431, Victoria, Mahé • Tél. : +248 4 361 230 • Email : pastudio@seychelles.net
Michael Adams, Studio Anse Poules Bleues. South West. P.O. Box 405, Victoria, Mahé • Tél. : +248 463 61 OO6 • Email : adams@seychelles.net • Internet : www.michaeladamsart.com

Jour 4 – Programme

Matinée libre, aquagym, cardio, ou yoga. Cocktail déjeunatoire très chic et début de l’après-midi à la résidence de l’ambassadeur de France aux Seychelles. Puis transfert à l’aéroport et retour sur Paris. Atterrissage de bon matin et acheminement vers les villes de province respectives.

A lire aussi dans ce dossier : Rencontre : Bernadette Willemin, Directrice de l’office du tourisme des Seychelles à Paris