Success stories à Bruxelles : Enprobel et Skyfarms

Collecte des huiles usagées pour Enprobel ou agriculture urbaine chez Skyfarms : Nahla el Mernissi et Imad Mouakkat ainsi que Augustin Nourrissier présentent leurs success stories.

Nahla el Mernissi et Imad Mouakkat, cofondateurs et gérants d’Enprobel
Nahla el Mernissi et Imad Mouakkat, cofondateurs et gérants d’Enprobel

Nahla el Mernissi et Imad Mouakkat, cofondateurs et gérants d’Enprobel

Ailleurs, nous n’aurions pas pu bénéficier d’un suivi aussi précis

Comment est venue l’idée de fonder Enprobel et que veut dire ce nom ?

Nahla el Mernissi et Imad Mouakkat – Enprobel est un acronyme signifiant un “Environnement Propre pour notre Belgique”. Notre idée était de créer une activité ayant un impact écologique et social sur la région bruxelloise. Nous sommes partis de ce constat : les Belges aiment les frites, mais négligent trop souvent les huiles et graisses de friture usagées. De plus, il faut savoir qu’un litre d’huile déversé dans les canalisations peut contaminer jusqu’à mille litres d’eau potable. Ainsi est née notre envie d’entreprendre durablement ! Imad et moi, qui sommes en couple dans la vie privée, avons uni nos forces pour lancer Enprobel en 2017.

Avec qui travaillez-vous et quel impact a votre société sur l’environnement ?

N. el M. et I. M. – Pour le moment, nous travaillons avec une centaine de clients bruxellois, des restaurants, des snacks, des maisons de repos et centres d’action sociale… Mais nous collectons aussi les huiles usagées à domicile. Nous sommes convaincus qu’en équipant un immeuble d’un contenant spécialement dédié aux huiles de friture, les habitants n’auront plus aucune raison de s’en débarrasser via leurs canalisations. De ce fait, nous agissons contre la pollution de l’eau potable.

Bruxelles est-elle une ville qui favorise ce genre d’initiatives ?

N. el M. et I. M. – Nous avons eu la chance d’être soutenus très vite par des institutions comme hub.brussels, finance.brussels, Groupe One et le Funds4Good, qui nous ont permis de décrocher des contrats importants. De plus, grâce au greenlab.brussels, nous avons pu développer et enrichir notre business model et notre business plan. Sans doute n’aurions nous pas pu bénéficier, ailleurs qu’à Bruxelles, d’un suivi aussi précis et pointu dans le milieu circulaire. Pour l’instant, nous ne sommes que deux, mais espérons pouvoir créer une vingtaine d’emplois directs et avoir la possibilité de maîtriser toute la chaîne de l’huile à Bruxelles. Et puis, pourquoi pas, créer une franchise. Rêvons un peu !

Page facebook : www.facebook.com/enprobel
Internet : www.oncollectevoshuiles.be

Augustin NourrissierAugustin Nourrissier, Cofondateur et cogérant de Skyfarms

L’agriculture urbaine dans le cadre du bien-être en entreprise

Comment est née l’idée des potagers d’entreprise Skyfarms ?

Augustin Nourrissier – Le projet est né en 2016 suite à ma rencontre avec Véronique Dewever. Nous avions tous les deux envie de lancer un projet en agriculture urbaine dans le cadre du bien-être en entreprise. De cette rencontre est né le concept de potager d’entreprise Skyfarms. Nous avons réussi à intégrer l’incubateur Greenlab durant l’été 2016 et trouvé notre premier client, Engie, avec qui nous travaillons depuis 2017. Un
gros projet qui a lancé l’aventure.

Que proposez-vous concrètement ?

A. N. – Nous proposons à des organisations – entreprises, pouvoirs publics, écoles… – de créer des potagers urbains dans leurs locaux, avec des programmes de coaching pour permettre aux employés de mettre les mains dans la terre. Notre objectif est à la fois leur bien-être et leur santé, mais aussi la sensibilisation aux enjeux de l’alimentation durable. Nous avons aussi démarré en avril 2019 le site Skyfarms Shop, qui cible les particuliers et permet de commander tout le nécessaire pour potagers urbains. Nous y proposons aussi des formations pour tous.

Quels sont vos objectifs ?

A. N. – Par définition, notre projet est local et à taille humaine. Actuellement, nous sommes quatre et commençons à nous déployer. Nous avons démarré nos activités au Luxembourg en 2018 avec une équipe sur place et un réseau de fournisseurs et formateurs locaux. Car, à chaque terroir, ses spécialistes. Et nous envisageons de nouveaux sites en Belgique et au Luxembourg. Notre volonté : que l’agriculture urbaine fasse partie intégrante de l’urbanisme du XXIe siècle.