Sydney CBD : La théorie de l’évolution

Le Central Business District de Sydney incarne une certaine idée du business à l’Australienne, avec un milieu d’affaires qui accorde une attention particulière à la qualité de vie. L’ambition de la capitale économique du pays se mesure aujourd’hui à l’aune des nombreux projets qui doivent faire de Sydney un hub majeur de la zone Asie-Pacifique.

sydney accueil
Face au célèbre opéra, le Central Business District de Sydney joue une partition très dynamique.

La qualité de vie fait partie intégrante du business model de Sydney. Septième au classement mondial des villes où il fait bon vivre selon The Economist – où figurent d’ailleurs trois autres destinations australiennes –, la place forte économique du pays attire les talents du monde entier. Du jardin botanique au Darling Harbour, le Central Business District (CBD) s’étend en bord de mer. Car la capitale business de l’île-continent a clairement choisi de concilier efficacité et bien-être.

En paressant devant la foule de coureurs qui arpentent Bondi Beach dès le lever du jour, en lézardant devant ces jeunes cadres affairés qui emploient leur pause-déjeuner à transpirer dans Hyde Park, on prend d’ailleurs la mesure d’un vrai art de vivre, voire d’une certaine dictature du “well-being”. Alcool, cigarettes : en centre-ville, les panneaux d’interdictions fleurissent au même rythme que les enseignes bio, les centres de remise en forme ou les professionnels du coaching.

Ces esprits sains dans des corps sains vagabondent aujourd’hui vers de nouveaux horizons. Car Sydney entend bien s’imposer comme un hub clé de la zone Asie-Pacifique. Ce qui explique la ruée vers l’Ouest du quartier d’affaires, matérialisée par la construction de l’International Convention Centre et le réaménagement de la zone de Barangaroo. En attendant, peut-être, la création d’une Silicon Valley à l’Australienne.

Un quartier d’affaires en bord de mer…
Un quartier d’affaires en bord de mer…
…qui allie efficacité et bien-être.
…qui allie efficacité et bien-être.

S’y rendre

Singapore Airlines assure un vol quotidien en Airbus A380 entre Paris-CDG et Singapour, puis cinq liaisons par jour à destination de Sydney depuis le hub de Changi. Le trajet le plus court, d’une durée totale de 23h30, inclut une escale de trois heures à Singapour. Côté confort à bord, en plus d’une classe affaires maintes fois récompensée pour sa qualité, un nouveau produit attend les voyageurs d’affaires français. La classe Premium Economy est en effet apparue fn 2015 sur l’axe Paris-Sydney. Dotée de 36 sièges ergonomiques et inclinables (20 cm), elle donne accès à un embarquement et à un traitement prioritaire des bagages. Le voyageur peut, en outre, commander son plat à l’avance, accompagné de champagne et de vins fns. Tél. : 0821 230 380 (0,12 €/min.) Internet : www.singaporeair.com

Qatar Airways, Emirates, Korean Air, Malaysia Airlines ou encore Air France – en partenariat avec China Eastern – proposent eux aussi des dessertes de Sydney via Doha, Dubaï, Séoul, Kuala Lumpur, Shanghai ou Canton.

La classe Premium de Singapore Airlines est désormais disponible depuis et vers Paris
La classe Premium de Singapore Airlines est désormais disponible depuis et vers Paris

SALON SILVERKRIS

Salon SilverKris de Singapore Airlines
Salon SilverKris de Singapore Airlines

Lors de son inauguration fin 2013, le salon SilverKris de Singapore Airlines à Sydney est devenu le tout premier représentant du nouveau concept de lounge étendu depuis à Hong Kong, Londres et Manille. Le projet concernera à terme quatorze salons dans le monde pour un investissement global de plus de 60 millions d’euros. Leitmotiv : proposer aux voyageurs d’affaires un espace design et “comme à la maison”, divisé en deux sections Business et First.

SYDNEY PARIE SUR L’AVENIR

International Convention Center
International Convention Center

Sydney se transforme lentement mais sûrement depuis plusieurs années. Pour se donner les moyens de ses ambitions, les autorités locales ont investi en réaménageant les franges ouest du quartier d’affaires. L’International Convention Center, symbole le plus évident de ce pari sur l’avenir, s’élève progressivement sur Darling Harbour et devrait ouvrir ses portes en fin d’année 2016 au sein d’un complexe ultramoderne. Plus au sud, la zone de Barangaroo s’offre également un lifting à travers un projet multifonctionnel, à la fois résidentiel, commercial et hôtelier, dont la tête d’affiche devrait être un resort casino six étoiles. D’autres projets sont à l’étude, dont un hub technologique aux allures de Silicon Valley que les pouvoirs publics envisagent de développer dans la zone de Glebe Island, à l’Ouest de la ville.