Une utilisation en constante progression

L’utilisation croissante des self booking tools par les chargés de voyages ou directement par les voyageurs s’explique la rapidité accrue des recherches, mais aussi par un meilleur affichage, grâce à une amélioration constante de l’ergonomie.

Certains self booking tools (SBT) sont ainsi devenus très intuitifs, tandis que, par ailleurs, les utilisateurs se sont familiarisés à la réservation en ligne dans leur sphère privée avec des sites comme Opodo.fr, Govoyages.com, Voyages-sncf.com…En France, le taux d’adoption moyen d’un SBT dans les entreprises équipées serait de 23%, loin des scores enregistrés aux États-Unis, où celle-ci dépasse les 40%. Selon une récente étude, Carlson Wagonlit l’établit à 26%pour ses comptes hexagonaux et à 52%sur l’ensemble de ses différents marchés. Amex, pour sa part, situe ce taux entre 35%et 40%chez ses clients en France. “93 % de nos comptes disposent aujourd’hui d’un SBT, mais il faut suivre l’utilisation qu’ils en font et la promotion qui est réalisée en interne pour accroître son utilisation”, confie Éric Audoin, directeur général France d’American Express Voyages d’Affaires. “Il faut dépasser la barre des 50 % d’adoption. Sinon, cela n’a pas d’intérêt économique pour l’entreprise”, juge de son côté Valérie Sasset, directrice générale France de BCD Travel. Le taux d’adoption peut dépendre du secteur d’activité, des salariés et de la génération à laquelle ils appartiennent, de la politique voyages, de la formation et de la communication mises en place en interne. “Le taux d’adoption chez Kodak Europe est de 65 %, mais il existe des différences selon les pays et nous possédons encore des marges de progression”, constate Pascale Pitou, travel manager de Kodak. “Nous sommes à 75 % ! , se félicite en revanche Delphine Liottet, son homologue chez PricewaterhouseCoopers France. C’est un très bon résultat pour un cabinet d’audit, où les consultants décident souvent de leurs déplacements à la dernière minute”. Il existe cependant des cas où le déploiement d’un SBT se révèle un échec. “Des sociétés s’aperçoivent que l’outil ne correspond pas à leur culture ou que leur secteur d’activité, et donc leurs besoins, n’est pas adapté à ce canal de réservation”, note encore Valérie Sasset. Rappelant ainsi toute l’importance du conseil apporté par les agences de voyages d’affaires.