La Rolls Royce de l’aviation d’affaires chez VistaJet

Le tout dernier avion dans la flotte de la compagnie privée VistaJet, le Bombardier Global 7500, peut être considéré comme la "Rolls Royce" des jets d'affaires. L'appareil offre une performance exceptionnelle et devrait trouver toute son utilisation avec la reprise du transport aérien à la demande. Notamment entre l'Europe et les Etats-Unis.
Le grand luxe à l'intérieur du nouveau Bombardier Global 7 500 de Vista Jet (Photo : Luc Citrinot)

Une autonomie de plus de 14 000 km, une vitesse de croisière de 980 km/h. Mais surtout une élégance extérieure et un luxe intérieur d’exception. L’avion en question est le Bombardier Global 7 500, considéré comme le business jet le plus grand de sa catégorie et surtout offrant la plus grande autonomie. Et c’est cet appareil qui a intégré la flotte de la compagnie d’aviation d’affaires VistaJet. « C’est l’avion phare dans notre flotte et nous en sommes particulièrement fiers. Car il s’agit d’un appareil offrant des performances exceptionnelles et un produit qui cherche son équivalent sur d’autres avions, » décrit Simon Rochefort, Vice Président de VistaJet France.

Le Bombardier Global 7 500, un appareil d’exception

La compagnie, premier exploitant international au monde avec plus de 70 jets privés, a déjà reçu 4 Global 7 500. « Notre premier appareil est arrivé dans notre flotte il y a 18 mois. Nous devrions recevoir encore 8 autres appareils pour ce qui sera l’une des plus grandes flottes de Bombardier Global 7 500 en exploitation« , indique Simon Rochefort.

L’atout de cet élégant avion est son exceptionnel confort. L’appareil est d’un silence total et a une faible consommation en kérosène. Il peut même voler avec les nouveaux bio-carburants.

Le service à bord correspond au meilleur de ce que l’on peut avoir sur un business jet. L’un des appareils aux couleurs de VistaJet possède une chambre avec un véritable lit fixe à deux places avec salle de bains attenante. Un salon équipé d’une télévision grand écran haute définition est idéal pour des réunions en plein ciel. Le reste de la cabine se compose de fauteuils totalement inclinables ainsi que d’un espace où une table peut aussi bien servir à chaque fauteuil de façon individuelle. Ou devenir une table de six places pour un repas ou également un meeting.

« Un tel confort peut ainsi servir tout type de passager, de la direction d’entreprises à des VIP ou encore à une famille en voyage », précise Simon Rochefort. Un tel jet (dont le prix tourne autour de 72 millions de dollars) se loue certes à un coût plus élevé que d’autres avions chez VistaJet. Mais le supplément, estimé à 30% ou 40% par Simon Rochefort, en vaut la chandelle. D’autant que le rayon d’action du Global 7 500 permet d’effectuer des vols sans escale vers des destinations impossibles à servir avec un jet classique.

Simon Rochefort, Vice Président France VistaJet (Photo : LC)

« Cet appareil devrait être un excellent atout pour VistaJet avec une demande à la hausse conséquente à la levée des restrictions de voyage- en particulier sur les Etats-Unis« , analyse encore le Vice-Président de VistaJet.

Toujours un âge d’or de l’aviation d’affaires en 2022

Simon Rochefort évoque ainsi un « âge d’or » pour décrire l’incroyable bonne santé du transport aérien à la demande. « On assiste à la fois à un rattrapage depuis les déconfinements dans le monde, qui se traduit par un besoin irrésistible pour beaucoup de voler. Notamment pour affaires. Et l’après-covid fait que beaucoup plus d’entreprises ont décidé de franchir le pas dans l’utilisation d’une compagnie d’affaires. Car cette dernière est en mesure d’offrir une capacité logistique correspondant aux besoins des entreprises, » affirme-t-il.

Ce dernier argument explique à lui seul cette notion d' »âge d’or ». VistaJet ou d’autres prestataires de l’aviation d’affaires proposent en effet aux entreprises de pallier à un transport aérien régulier embourbé dans les réglementations et les contraintes. Queues aux filtres de sécurité dans les aéroports qui se répercutent par des retards de vols, absence de fréquences aériennes en raison du Covid. Voilà qui donne effectivement des ailes à VistaJet.

La compagnie s’attend ainsi à une probable très bonne année 2022. « Certes, la Chine, le Japon ou encore la Russie manqueront encore à l’appel car ces pays ont verrouillé les règles de voyage face à la crise du Covid, » analyse Simon Rochefort.

« Mais en revanche, les Etats-Unis ou d’autres marchés intercontinentaux sont de nouveau présents. On constate déjà sur l’Atlantique Nord une demande supérieure à celle de 2019 pour des vols d’affaires. New York, Los Angeles, Miami et San Francisco sont les destinations les plus demandées. Mais également Dallas ou Austin au Texas, où nombre d’entreprises se sont récemment installées en raison de conditions fiscales avantageuses« . Un optimisme qui fait du bien…