
Comment envisagez-vous votre rôle à Brasilia en tant que petite-fille d’un président visionnaire ?
Anna Christina Kubitschek – Tout d’abord, je suis honorée d’être la petite-fille de ce grand homme, c’est pourquoi je me sens l’obligation morale de préserver ce qu’il a créé, et de forger un état d’esprit qui permette au Brésil de continuer à devenir une nation moderne, industrialisée et démocratique.
Quel est votre souvenir le plus marquant concernant votre grand-père et son rapport à Brasilia ?
A. C. K. – Durant la dictature militaire qui a suivi son mandat, mon grand-père avait acheté une ferme dans l’état voisin de Goiás, car on lui avait interdit l’accès à Brasilia. Il parlait de la ville comme s’il s’agissait de sa propre fille, et parfois, il sortait la nuit pour lui rendre des visites clandestines.
Que répondez-vous à ceux qui considèrent Brasilia comme une ville sans âme ?
C. K. – Je leur explique que le courage, l’optimisme, la tolérance culturelle et la détermination constituent justement l’âme de cette ville qui est le produit d’une construction épique. Depuis que le nouveau gouvernement a instauré la célébration annuelle des anniversaires de la ville, de plus en plus de gens y participent chaque année. Preuve que l’engouement perdure. Et nous sommes tous impatients de célébrer les 50 ans en 2010.




















