Dossier - Hôtellerie : un nouvel art de vivre

Éric Boonstoppel, directeur général du Fouquet’s Barrière

"L’autre tendance, c’est la technologie de pointe."

Quelles sont les tendances actuelles de l’hôtellerie parisienne ?

Éric Boonstoppel – C’est l’espace, tout d’abord. Notre plus petite chambre fait 37 m2, alors que la norme pour un cinq-étoiles est de 20 m2. Ensuite, il faut un service irréprochable, mais sans arrogance. Nous avons 350 collaborateurs, dont 32 butlers, pour seulement 107 chambres. L’autre tendance, c’est la technologie de pointe. Quant à la déco, l’important est de n’être ni un palace-musée, ni un lieu trendy qui sera démodé dans les trois ans. Il faut être atemporel, mais dans l’air du temps. Et l’intérêt ultime, c’est d’apporter quelque chose de nouveau sur la scène parisienne.

En quoi peut-on considérer le Fouquet’s Barrière comme un “palace du XXIe siècle” ?

E. B. – Même si nous sommes encore jeunes sur la scène, puisque nous avons ouvert en novembre 2006, nous sommes les premiers à avoir reçu la cinquième étoile en juin dernier. Notre modernité à nous, c’est de soutenir un “luxe responsable”, de faire coexister la qualité et la durabilité.

Le “luxe responsable”, est-ce un positionnement écologique ?

E. B. – Bien sûr. Nous ne sommes plus dans l’ère d’un gaspillage éhonté. Nous sommes le seul palace parisien à avoir obtenu la triple certification Iso 1401, SA 8000 et Iso 9001. Mais le vrai luxe, c’est de laisser le choix au client. Par exemple, nous disposons de limousines, de Mercedes, mais aussi de Lexus hybrides. Neuf fois sur dix, le client préférera la Lexus. Nous proposons des e-Solex et des vélos électriques, et nous utilisons des caisses en plastique pour les livraisons de produits. Nous avons ainsi réduit de 50 % les déchets liés aux emballages. En ce moment, 140 actions écologiques différentes sont appliquées dans notre établissement.

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