3 questions à Lionel Guérin, PDG de Transavia France

Quels sont vos objectifs pour 2010 ?

Avec une flotte de neuf Boeing B737 cet été et sept l’hiver prochain, Transavia desservira respectivement 26 et 17 destinations de Paris-Orly. Nous entendons consolider notre présence au départ de Lyon et de Nantes. Nos résultats étaient en forte hausse jusqu’au nuage de cendres islandais qui a bloqué le trafic aérien en avril. Malgré un coût de 3 millions d’euros, la compagnie atteindra l’équilibre lors de cet exercice, le troisième seulement. Les remplissages sont bons, de l’ordre de 85 %, sachant que Transavia réalise 75 % de vols réguliers et, pour le reste, des vols à la demande de voyagistes.

Quelles sont les nouveautés de Transavia ?

Côté communication, nous avons d’abord occupé en juin un lieu éphémère à Paris, dans le Marais, afin d’accroître la notoriété de Transavia. Après Paris-Orly, l’enregistrement en ligne est désormais disponible sur transavia.com pour les vols opérés de l’aéroport Nantes- Atlantique. Destiné aux voyageurs ayant réservé sur le site ou via notre centre d’appel, ce service est opérationnel jusqu’à trois heures avant l’heure limite d’enregistrement ; il permet de choisir son siège et d’imprimer sa carte d’embarquement.

Pourquoi ne pas intégrer Flying Blue ?

Bien qu’Air France soit l’un de nos actionnaires, Transavia n’a pas de programme de fidélisation, ce qui serait trop coûteux pour une compagnie low fare. La compagnie préfère mettre l’accent sur la qualité du service. Nous avons toutefois sur certaines lignes des demandes de clients réguliers que nous abonnons à notre newsletter pour qu’ils bénéficient en amont de tarifs préférentiels lors d’opérations commerciales. Car Transavia ne fait pas de promotions de dernière minute.