
Mandarin Oriental s’inscrit dans la vague de développement d’hôtels de luxe à Rome. Après Bulgari, Edition, Six Senses et InterContinental récemment, en attendant les débuts de Rosewood ou d’Orient Express du côté d’Accor, la prestigieuse enseigne hong-kongaise s’est annoncée dans la capitale italienne à l’horizon 2026.
Si Bulgari s’est attaché à la transformation d’un vaste bâtiment des années 30 de style rationaliste tandis que Rosewood s’attelle à la métamorphose de l’ancien siège de la Banca Nazionale del Lavoro, si de son côté Six Senses s’est installé dans un palais du XVe proche du Corso, Mandarin Oriental revisite l’histoire romaine à travers les siècles. Ce projet d’hôtel, porté par l’investisseur italien Merope Asset Management s’inscrit en effet dans les jardins de Salluste, propriété de ce grand historien de l’Antiquité après l’avoir acquis auprès d’un ami proche, rien moins que Jules César.
Parc paysager apprécié des empereurs romains jusqu’au sac de la ville par les Wisigoths d’Alaric I, ce lieu tombé en désuétude a attiré plus tard, au XIXe siècle, de riches Romains désireux de se faire construire d’opulentes villas dans cet oasis de calme et de verdure à proximité du Pincio et de la place d’Espagne. D’où cet ensemble de dix villas qui s’apprête à être transformé en retraite urbaine par Mandarin Oriental, en association avec les designers Gilles & Boissier.
L’hôtel comptera à son achèvement 108 chambres et suites exclusives, la plupart avec terrasse ou donnant sur des jardins privés, le tout parsemé ça et là d’un spa, de piscines intérieure et extérieure, mais aussi de six restaurants et bars, dont le Mandarin Bar, en rooftop. Des lieux de détente conçus par DimoreStudio, tandis que le décor paysager sera signé par Parc Nouveau. Le communiqué du groupe ne précise pas si des espaces de réunions sont également prévus.
« Le projet, qui a démarré dans les délais prévus grâce à un dialogue constructif permanent avec l’administration municipale, permettra de redonner aux villas sallustéennes leur splendeur d’origine, en préservant leur valeur historique, mais avec l’ambition de les transformer en l’un des établissements les plus emblématiques de notre pays et du monde entier, a déclaré Pietro Croce, fondateur de Merope Asset Management. Nous sommes honorés de nous associer à Mandarin Oriental dans le cadre de ce projet unique« .
« Nous adopterons à Rome la même approche méticuleuse que pour nos autres propriétés historiques, en veillant à honorer et à respecter le savoir-faire artisanal local et le patrimoine culturel romain« , a assuré de son côté Laurent Kleitman, directeur général du groupe Mandarin Oriental, par ailleurs satisfait de voir sa marque étendre son empreinte en Italie. Déjà présente à Milan et au bord du lac de Côme, Mandarin Oriental a récemment présenté d’autres projets à Cortina et Porto Cervo.




















