
en Il sera un peu plus compliqué de passer les frontières entre la France et ses voisins à partir du 1er novembre. Comme le prévoit les textes européens, un pays membre de l’UE peut temporairement réintroduire des contrôles aux frontières en raison de menaces graves à l’ordre public.
Le nouveau ministre français de l’intérieur Bruno Retailleau estime ainsi qu’il existe sur le territoire français des activités terroristes de haut niveau. Il pointe aussi une présence croissante de réseaux criminels dans l’immigration irrégulière et la contrebande. Les mesures de contrôle aux frontières dureront six mois, du 1er novembre au 1er avril 2025.

Ils concernent tous les mouvements aériens, maritimes et terrestres entre la France et l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg et la Suisse. Les contrôles devront être également proportionnés et limités au temps minimum nécessaire pour s’assurer de la sûreté. Notamment, afin de ne pas trop entraver les déplacements de nombreux citoyens européens d’un pays à l’autre. Au total, sept pays européens appliquent déjà ces mesures, le dernier en date étant l’Allemagne.
Les forces de l’ordre concentrent une grande partie de leurs interventions sur les passages terrestres, en particulier bus et camions. Ce sont les véhicules les plus à même de transporter des individus indésirables. Néanmoins, les trains subissent aussi des contrôles, généralement pendant les parcours.
L’agitation qui a saisi les media lors de la réintroduction des contrôles aux frontières par l’Allemagne, est quelque peu exagérée. Beaucoup parlaient de la fin de la libre circulation entre les Etats membres de l’espace Schengen. Que l’on se rassure: on passe toujours d’un pays à l’autre sans entraves majeures. Le temps des frontières façon années 70 semble (pour l’instant) bien révolu!




















