Ouverture du rail : l’Europe vote pour la transparence

L’ouverture du rail approche, et l’Europe prépare le terrain. Dernière avancée en date : le vote par la Commission européenne d’une législation renforcée sur les services ferroviaires libéralisés.

Pour garantir le bon déroulement de cette petite révolution du rail, l’Europe met donc en place des garde-fous : « Chaque État membre devrait établir un régulateur indépendant en vue de mettre fin aux pratiques discriminatoires et aux distorsions sur le marché des services ferroviaires, selon une proposition législative adoptée mardi » indique le communiqué publié le 12 octobre par la Commission européenne. En clair, les tarifications et les finances des compagnies ferroviaires ne sauraient souffrir une opacité propre à fausser la concurrence, et leur contrôle doit être impartial. « Nous sommes tous en faveur de la compétitivité et contre la discrimination, mais nous devons veiller à ce que tout soit fait de manière équitable », note ainsi le rapporteur Debora Serracchiani, avant d’ajouter : « à l’avenir, j’espère que nous aurons un régulateur européen unique, dans un marché ferroviaire libéralisé et unique ».