
Les choses s’accélèrent pour Velvet. Après la présentation de sa première rame à grande vitesse à ses couleurs – violet et vert – en avril dernier, la future compagnie vient d’obtenir sa licence d’entreprise ferroviaire de la Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM). Ce sésame va lui permettre de « commander des sillons, d’accéder aux infrastructures essentielles et de structurer ses opérations », précise Velvet dans son communiqué.
Il ne reste en effet plus que deux ans à ce nouvel opérateur qui ambitionne de challenger la SNCF, dès 2028, sur le Grand Ouest via des dessertes de Paris vers Rennes, Le Mans, Angers, Nantes, Bordeaux… « La licence d’entreprise ferroviaire est une étape importante. Elle nous autorise à aller plus loin dans la préparation de nos trains, de nos équipes et de nos procédures », a ainsi souligné Rachel Picard, la co-fondatrice et présidente de Velvet.
Un lancement aux multiples étapes d’ici 2028
En effet, bien d’autres étapes attendent encore Velvet d’ici son lancement commercial en 2028. Notamment l’aménagement intérieur de sa flotte de trains à grande vitesse (non encore dévoilé à ce jour), la définition des procédures d’exploitation, les essais et la certification de ces rames avec l’obtention de son certificat de sécurité unique, le recrutement et la formation de son personnel (conducteur, contrôleur, stewards et hôtesses de bord et en gare…), la distribution des billets et le volet marketing pour se lancer et développer sa notoriété en France et à l’international.
« Dès le départ, Velvet a fait de la sécurité un réflexe : chaque décision de conception, chaque choix opérationnel est testé à cette aune. C’est cette exigence qui permettra à nos voyageurs de monter à bord en toute confiance », ajoute Rachel Picard. Importante, la question de la maintenance des TGV a été confiée pour 15 ans à Alstom qui construit actuellement un centre à Marcheprime près de Bordeaux.
Dix millions de passagers attendus
Première compagnie ferroviaire française indépendante, Velvet a commandé auprès d’Alstom 12 TGV Avelia Horizon, un dérivé du fameux TGV M de la SNCF qui devrait enfin débuter son exploitation commerciale dans les prochains jours. Pour l’ensemble de ce projet ambitieux, Velvet a sécurisé auprès des banques environ un milliard d’euros, dont 850M€ pour l’acquisition des trains. L’opérateur, qui vise à la fois une clientèle loisirs et affaires avec des tarifs moins chers que ceux de la SNCF, espère un trafic de 10 millions de passagers en année pleine entre la capitale et les grandes métropoles de la façade Atlantique.




















