Brutale disparition du transporteur low-cost PLAY

La compagnie islandaise PLAY a finalement décidé d'arrêter son activité après une tentative de restructuration. L'arrêt de ses lignes a été immédiat. 
Le premier appareil PLAY à Roissy CDG le 15 juillet (Crédit photo : Maxime Letertre/Groupe ADP)

Une autre compagnie low-cost impliquée sur le trafic transatlantique via l’Islande a finalement jeté l’éponge. PLAY, basée sur l’aéroport international de Keflavik, a cessé son activité au 30 septembre après avoir annoncé se mettre en faillite le 29.

Sur le marché transatlantique, PLAY visait à concurrencer les majors et Icelandair avec des vols vers Boston, Baltimore/Washington, New York (Stewart) et Toronto (Hamilton). Comme Icelandair, l’objectif était de mettre en correspondance ces destinations nord-américaines avec de nombreuses villes d’Europe via le hub de Keflavík (KEF).

Ces liaisons, exposées à une forte concurrence, se sont révélées fragiles, notamment avec la chute de la demande vers les Etats-Unis cette année. Durant l’été, la direction avait  progressivement fermé ses lignes vers les États-Unis, annonçant suspendre sa dernière liaison vers Baltimore fin octobre.

En Europe, la compagnie s’était recentrée sur des vols réguliers et saisonniers vers des destinations loisirs ou « bleisure » comme Barcelone, Alicante, Malaga, Lisbonne, Porto, Split, Antalya ou encore Madère. L’objectif était de repositionner le réseau sur des lignes plus rentables à court terme. PLAY assurait une liaison directe depuis Paris CDG vers Keflavik depuis juillet 2021.

En parallèle, PLAY travaillait à sa transformation juridique. Elle souhaitait créer une entité à Malte, baptisée “Play Europe”, afin de faciliter ses opérations intra-européennes. Et de proposer des vols à la demande. Sa flotte qui comportait 6 Airbus A320neo et A321neo devait se réduire à 4 appareils.