
Que représente GL Events Venues aujourd’hui ?
Daniel Chapiro – GL Events Venues a pour mission de gérer et d’optimiser notre portefeuille de sites opérationnels dans le monde et d’intégrer ceux qui nous rejoignent. Il représente 65 sites évènementiels en France et à l’étranger, palais des congrès, parcs des expositions, lieux évènementiels, halles multifonctionnelles mais aussi salles de spectacles et stades. L’international représente désormais 50% de l’activité. En Afrique, GL Events a ainsi repris la gestion et l’exploitation du Parc des Expositions d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Nous sommes présents en Chine avec la gestion du China International Exhibition Center à Pékin et du Guangzhou Aerotropolis Expo Center. L’Amérique Latine est un autre marché en plein essor avec l’acquisition en 2024 du palais des congrès Riesco à Santiago du Chili. Et au Brésil, GL Events exploite les deux plus gros parcs des expositions de Sao Paulo. Sur celui d’Anhembi, le groupe prévoit d’investir 120M€ dans la rénovation des halls, la construction d’un palais des congrès et d’une aréna. Ce site a la particularité de posséder un sambodrome pour les défilés du carnaval. Afin d’utiliser cet espace atypique, nous y organisons aussi un grand prix de F1 électrique et un festival de musique. Parmi nos autres spécificités brésiliennes, nous exploitons un hôtel 5* qui est situé au cœur du Riocentro, le centre d’expositions de Rio de Janeiro.
Pour autant la France reste l’une de vos priorités ?
Daniel Chapiro – Oui tout à fait. GL Events assure la gestion de l’Arena de Reims, du Co’Met à Orléans, des palais des congrès de Lyon, Toulouse, Marseille et Strasbourg dont nous fêtons cette année les 50 ans et qui est, je crois, le seul exemple de site géré sous la forme d’une Sem. Nous sommes également présents à Paris avec la Maison de la Mutualité et le Palais Brogniart. Cette année, le groupe a également conçu et réalisé un centre de congrès temporaire sur le Vieux-Port de Nice pour accueillir la conférence des Nations Unies sur les Océans. Sans oublier le Stade de France qui est rentré dans notre périmètre le 5 août dernier. Enfin, le pôle Venues va reprendre les 23 lieux évènementiels de Fimalac Entertainment dont l’emblématique salle Pleyel à Paris et le Zenith de Clermont-Ferrand.
Quels sont vos projets pour le Parc Chanot à Marseille ?
Daniel Chapiro – Nous avons pris les rênes du Parc Chanot depuis le 1er janvier 2025 au travers d’une nouvelle structure, Marseille Event, qui associe aussi CCIAMP Infrastructure, une filiale de la CCI Aix-Marseille Provence. Le Parc Chanot, c’est actuellement une centaine de manifestations par an mais nous souhaitons en augmenter l’activité et redynamiser la Foire de Marseille. La délégation de service public n’est toutefois que de trois ans avant un nouvel appel d’offre pour une DSP d’une durée de 30 ans qui doit nous permettre de faire de ce lieu une référence dans l’accueil de congrès et d’évènements locaux, nationaux et internationaux. Nous avons livré une première tranche de travaux mais le projet global à terme est beaucoup plus ambitieux afin de moderniser cet espace de 17 hectares et de l’ouvrir sur la ville. Nous repartirons motivés comme au premier jour pour décrocher la prochaine délégation.
Qu’est devenu le Grand Palais Ephémère ?
Daniel Chapiro – Le Grand Palais Ephémère était une structure temporaire pour palier la fermeture du Grand Palais durant ses travaux de rénovation et pour accueillir des épreuves des Jeux olympiques de Paris 2024. Il a été démonté et nous étudions plusieurs pistes pour son avenir. C’est une superbe structure, modulable, réalisée par le cabinet d’architecture Wilmotte avec lequel nous collaborons régulièrement sur nos projets phares. Cette agence nous a ainsi accompagné sur la rénovation des espaces de la Maison de la Mutualité et demain sur ceux du Stade de France.
Quels sont justement vos projets pour le Stade de France ?
Daniel Chapiro – Je tiens à préciser que nous avons gagné la concession de 30 ans sur un projet de contenu, de valeur ajoutée évènementielle. La priorité a d’abord été de remonter le niveau d’activité car le consortium qui gérait l’enceinte avant nous [Vinci-Bouygues, ndlr] avait ralenti sa commercialisation suite à la perte de l’appel d’offre. Les perspectives sont bonnes pour 2026 grâce à la signature d’évènements et de grands concerts. Il faut développer ces deux axes et s’ouvrir à de nouvelles thématiques, de nouvelles disciplines sportives afin de ne pas accueillir uniquement des matches de foot et de rugby. Nous disposons déjà d’un savoir-faire car GL Events gère déjà le Matmut Stadium à Lyon, ses espaces réceptifs et son équipe de rugby. Des travaux d’un montant de 120M€ sont prévus pour sublimer ce bâtiment magique et améliorer son offre MICE et d’hospitalité. Il recèle j’en suis sûr un fort potentiel pour les évènements d’entreprise.
Serez-vous engagé sur les Jeux olympiques de Los Angeles après ceux de Paris ?
Daniel Chapiro – Les JO de Paris pour lesquels nous avons livré 70% des installations ont été une incroyable réussite. Ces jeux ont été de surcroît irréprochables sur le plan RSE. Nous sommes effectivement en discussion pour ceux de Los Angeles. Nous avons toujours été engagés sur les Jeux olympiques, d’été comme d’hiver, depuis les JO d’Albertville en 1992 à l’exception de ceux de Sotchi en Russie en 2014. D’ici Los Angeles, GL Events a remporté un contrat pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de Milan Cortina 2026 et signé la 20ème édition des Jeux asiatiques qui se dérouleront en septembre-octobre 2026 à Nagoya, au Japon. Le groupe y assure la conception et la réalisation des sites et infrastructures temporaires ainsi que l’aménagement des espaces réceptifs.
Quelle est la force de GL Events aujourd’hui ?
Daniel Chapiro – Fondé il y a 47 ans, GL Events est un groupe entrepreneurial lyonnais avec à sa tête Olivier Ginon, le Pdg et fondateur, qui possède toujours la majorité du capital. Cet actionnariat familial est un gage de stabilité qui permet de s’engager dans des projets à long terme. GL Events, qui devrait avoisiner les 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires cette année, est ainsi devenu l’un des leaders mondiaux en matière d’évènements, opérant sur les cinq continents et dans une vingtaine de pays. Le secteur de la gestion d’espaces est particulièrement performant en 2025. Ce réseau qui comptera 90 sites en fin d’année fait preuve d’une excellente dynamique car il existe un véritable échange d’idées et de bonnes pratiques pour continuer à développer le business.

















