
Le paysage du business travel est décidément en pleine émulation, et poursuit sa métamorphose à un rythme inédit. Après Amex GBT ou tout récemment Navan, c’est au tour de TravelPerk de contribuer à cette transformation. La plateforme travel se débarrasse justement de cette appellation en se rebaptisant simplement Perk. « Son nom est Perk. Juste Perk » résume avec malice le fondateur de la plateforme, Avi Meir. Plus qu’un simple relooking d’après les responsables de Perk, qui assurent : « Ce changement de marque marque une étape majeure dans la transformation de l’entreprise, avec une mission élargie : éliminer le travail de l’ombre, les tâches invisibles et chronophages qui freinent la productivité, de la réservation de voyages à la saisie de notes de frais, en passant par la codification des factures et la gestion des validations internes ».

1700 milliards de dollars par an
Le travail de l’ombre : voilà donc la cible fixée par Perk à l’occasion de cette « transition de marque ». Parmi les « tâches invisibles et chronophages » identifiées par la plateforme figure sans surprise la saisie de notes de frais, mais aussi la codification des factures ou la gestion des validations internes.
Et pour mieux mettre en lumière ce travail de l’ombre qu’il s’agit d’alléger, Perk a commandé une étude à Forrester Consulting. L’occasion de chiffrer ce labeur sur six marchés : États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas et France. A en croire les auteurs du rapport, ce travail de l’ombre coûterait quelque 1700 milliards de dollars par an. A l’échelle d’un employé, ces tâches pèsent pour 7 heures par semaine, et 11 minutes de concentration à chaque fois qu’il tente de se replonger dans son vrai travail. Selon cette même étude, pour le seul marché français, le coût atteint 99,2 milliards d’euros par an, et la charge de travail 4 heures par semaine par salarié.
Le cap est donc fixé. Encore faut-il savoir comment alléger ce fardeau. Pour relever le défi, Perk lance une nouvelle plateforme qui doit intégrer la gestion des voyages et des dépenses « en une seule expérience fluide ». Et – bien sûr – « nativement optimisée par l’IA ». Perk promet ainsi d’automatiser 67 % des tâches non essentielles les plus frustrantes. Qu’il s’agisse de la réservation des déplacements, de la saisie des dépenses, ou de la gestion des factures fournisseurs. Le MICE est aussi ciblé, au moins partiellement : l’organisation d’événements internes figure aussi au programme des fonctionnalités de la nouvelle plateforme. Selon la direction de Perk, « Contrairement aux solutions fragmentées existantes, Perk offre une expérience unifiée et mondiale, où les règles sont définies une seule fois, puis appliquées automatiquement à l’échelle de l’entreprise ».

« Perk change la donne »
Pour le CTO Robin Smith, « Perk change la donne. En réunissant voyage et dépenses au sein d’une seule plateforme intelligente et native en IA, nous donnons aux entreprises le pouvoir d’automatiser tout cela et de redonner du temps à leurs collaborateurs. Pour moi, ce moment va bien au-delà de la technologie. Il s’agit de continuer à construire des solutions réfléchies, évolutives et durables, et de le faire avec la même équipe brillante, curieuse et humaine qui grandit à mes côtés depuis plus de dix ans ».
A l’occasion de cette petite révolution, le CEO et cofondateur de Perk, Avi Meir, témoigne : « Il y a plus de dix ans, nous avons commencé en supprimant les frictions du voyage d’affaires. Nous avons ensuite compris que ces petites tâches frustrantes ne se limitaient pas au voyage : elles sont partout. Pour vraiment résoudre le problème, il fallait d’abord en mesurer l’ampleur et les chiffres nous ont surpris, même moi. Comment une entreprise de 1 000 personnes peut-elle se permettre de perdre 7 000 heures par semaine à cause du travail de l’ombre ? Avec Perk, nous redonnons aux entreprises ce temps perdu pour qu’elles se concentrent sur ce qui compte vraiment » promet Avi Meir.

Perk aborde donc l’avenir avec une ambition assumée, après avoir franchi la barre des 300 millions de dollars de revenu annualisé, et inauguré deux antennes à Boston et à Londres. Le patron de Perk a d’ailleurs prévenu mardi qu’il ne comptait visiblement pas en rester là. « Vous ne me croirez peut-être pas, mais nous avons d’autres GROSSES annonces qui arrivent dans quelques jours… » a annoncé Avi Meir sur les réseaux sociaux. Affaire à suivre donc…

















