La DGAC confirme la stagnation du transport aérien français au premier semestre 2026

Le transport aérien français a reculé de 0,8% au premier semestre 202-, souffrant de la guerre dans le Golfe, de prix des billets en forte hausse due au pétrole et aux taxes.
Le trafic aérien en pleine stagnation au premier semestre 2026 sous l'effet combiné guerre du Golfe+ taxes aériennes (Photo: LC avec l'aide de ChatGPT)

Avec 86,4 millions de passagers enregistrés dans ses aéroports, le trafic aérien en France métropolitaine et d’outre-mer a reculé de 0,8% pour le premier semestre 2026. Avec une baisse qui s’accélère avec la guerre dans le Golfe: -1,9% de passagers en juin, après -1,3% en mai, -3,2% en avril et +1,4% en mars.

Tous les faisceaux affichent une baisse hormis trois secteurs : les lignes radiales domestiques avec un trafic passagers en cumul de 5,8 millions entre janvier et juin. Soit une croissance de 3%. Il semblerait qu’il existe bien un effet positif Transavia sur les principales lignes reliant Paris aux grandes métropoles régionales. Sur les six premiers mois, Paris-Nice progresse de 5,5% et Paris-Toulouse de 7,1%. 

La « Françafrique » est également bien vivante – au moins côté aérien. Entre janvier et juin, le nombre de passagers y a progressé de 4,2%, représentant 12,7 millions de voyageurs. Enfin, dernier segment affichant une hausse de 4,5% entre janvier et juin: les lignes internationales depuis l’outre-mer, soit un total de 1,3 million de voyageurs. 

L’international plombé par la guerre du Golfe et le désamour pour les Etats-Unis

A l’inverse, le total passagers sur toutes les lignes internationales recule modestement, de 0,6% à 73,5 millions. La plus forte baisse est, sans surprise, le trafic sur le faisceau Asie-Pacifique à -8,9%. Surtout parce qu’il comprend le trafic vers les pays du Golfe. Certes, la DGAC dans son bulletin ne donne pas de résultats par sous région. Mais, elle communique que le trafic entre la France et les Emirats Arabes Unis a reculé de 25,5% entre janvier et juin. Le reste de l’Asie s’affiche plutôt en progression, autour de 4% à 5%. 

Le trafic vers les Amériques s’effrite de 0,5% en cumul passagers sur les six premiers mois. On notera que la tenue de la Coupe du Monde à partir de juin ne s’est pas vraiment traduite par une envolée du trafic avec les Etats-Unis, en recul de 3,7% en juin et de 2,9% depuis le début de l’année. Effet de vases communiquant, le trafic avec le Canada est en revanche en forte progression sur les six premiers mois : +6,6% de passagers supplémentaires. Ainsi qu’une hausse du trafic en juin, plus modeste à 1,9%.

Le trafic passagers avec l’Europe s’affiche aussi en légère baisse. Avec 34,7 millions de passagers dans l’UE, ce trafic baisse de 0,8% au premier semestre 2026 par rapport à 2025. Hors UE, le trafic Europe accuse plus sévèrement le coup: il s’établit en baisse de 1,4%, un recul du notamment à la chute du trafic avec la Turquie – en recul de 9%, effet guerre du Golfe oblige.

Côté aéroports, 4 plateformes sur les 10 plus importantes enregistrent un recul de leur fréquentation. La chute la plus marquée sur le premier semestre concerne l’aéroport de Bâle-Mulhouse, dont les travaux de rénovation de la piste principale pendant près d’un trimestre ont provoqué une baisse de trafic de 18%. Beauvais est également en mauvaise posture avec un recul de près de 7% du nombre total de passagers, du au désengagement de Ryanair avec la hausse des taxes aériennes en France.

En revanche, une bonne nouvelle pour les aéroports du sud-ouest: Bordeaux et Toulouse retrouvent enfin des couleurs après plusieurs années de baisse. La plateforme girondine affiche au premier semestre une croissance passagers de 7,9% tandis que Toulouse connaît un mieux aller de 0,9%. Quant à Paris, si CDG stagne (-0,2% sur six mois), Orly progresse de 2% sur les six premiers mois…