
Si les transports aérien et ferroviaire peuvent s’avérer complémentaires, comme le montre par exemple le développement du service TGVAir, les deux principaux acteurs du voyage d’affaires n’en demeurent pas moins concurrents. A fortiori sur un marché européen qui fait la part belle au réseau à grande vitesse, dont les équipements s’améliorent sensiblement à l’égard de la clientèle affaires. Thalys vient ainsi de publier une étude mettant en valeur les avantages du « train rouge » sur son homologue aérien. L’enquête menée par le cabinet EPSA prône – logiquement – les avantages du train pour le professionnel et son entreprise. Comme prévu, le point fort du Thalys réside dans le rapport qualité prix, avec des tarifs 62 à 70% moins cher que l’aérien, pour un écart limité en ce qui concerne le temps de parcours. Le rapport évoque ainsi « un écart nettement minoré pour des voyages de 3 à 4 heures », et souligne que « depuis l’accélération de Thalys, le différentiel n’est plus que de 43 minutes entre Paris et Amsterdam ».
L’étude va plus loin, et s’essaye finalement à chiffrer la valeur globale du trajet, en intégrant la différence de durée et le coût horaire moyen d’un manager. Et de conclure : « un trajet en Thalys pour un manager représente, entre Paris-Amsterdam par exemple, un investissement global de 476 €, contre 701 € en avion, si l’on chiffre le coût du temps passé ». Des chiffres qui doivent contribuer au succès du train en général – et du Thalys en particulier – auprès des professionnels, d’autant que la même étude pointe le coût du déplacement comme critère principal de la politique voyage dans 53% des cas, contre 29% pour la durée du trajet.
Potentiel offert par les différents modes de transport en termes de productivité






















