
Programme
Bain de jouvence au Lagon Bleu ; journée volcanique en Super Jeep ; géologie, histoire et motoneige dans le Cercle d’or, de Thingvellir à Geysir ; visite de Reykjavik et du centre de conférences Harpa.
Profil
Client : une compagnie d’assurances.
Agence réceptive : Iceland Travel DMC & PCO
Skutuvogur 13A. 104 Reykjavik.
Tél. : +354 585 4300
Email : info@icelandtravel.is
Internet : www.icelandtravel.is
Taille du groupe : 90 personnes.
Durée de l’opération : quatre jours.
Ils se sont documentés :
Office de tourisme d’Islande (Promote Iceland)
Tél. : +354 511 4000
Email : info@promoteiceland.is
Internet : fr.visiticeland.com
Guides pratiques
Le Routard Islande (2013-2014), Lonely Planet Islande (2014),
Le Petit Fûté Islande (2013), Guide Vert Islande (2013),
Bibliothèque du voyageur Islande (2012).
Plan de vol
Icelandair assure jusqu’à seize vols par semaine vers l’aéroport de Reykjavik Keflavik depuis Paris-CDG (terminal 1) avec, pendant l’hiver, au moins un vol quotidien. Les appareils, des Boeing B757 configurés en trois classes – Saga Class (affaires), Economy Comfort Class et Economy Class – rallient Reykjavik en 3h20. Icelandair permet également de faire de l’Islande une étape sur un vol à destination de l’Amérique du Nord, sans aucun supplément.
Tél. : 01 44 51 60 51
Email : france@icelandair.is
Internet : www.icelandair.fr
Jour 1 : arrivée à l’aéroport de Keflavik. Transfert vers le Blue Lagoon. Baignade et cocktail de bienvenue. Transfert et enregistrement à l’hôtel Icelandair Reykjavik Marina. Visite du centre de conférences Harpa. Dîner au restaurant Grill Market.
Hôtels
Icelandair Hotel Reykjavik Marina
On ne pourra jamais reprocher à l’Icelandair Hotel Reykjavik Marina son trop grand conformisme. Inauguré en avril 2012 sur le port de la capitale islandaise, l’établissement revisite la thématique marine au fil de ses 108 chambres, avec une originalité tout islandaise qui mêle savamment tradition et modernité, faux kitsch et véritable audace. L’utilisation du bois contribue à créer une ambiance chaleureuse, entretenue notamment par le coin cheminée du lobby, où les voyageurs se retrouveront volontiers par jour de grand vent. Les pointes de couleurs, tantôt flashy, tantôt pastel, illustrent un univers “cosy, fun et funky”, qui s’incarne également au travers de sculptures en bois disséminées partout dans l’hôtel. Reste le Slipp Bar où il fait bon déguster l’un des nombreux cocktails de la carte dans une ambiance conviviale et trendy. Juste pour se réchauffer, évidemment.
Icelandair Hotel Reykjavik Marina Myrargata 2
Tél. : +354 444 4000 Email : marina@icehotels.is
Internet : www.icelandairhotels.com
Alternative : Hilton Reykjavik Nordica
Situé à 40 mn de l’aéroport international de Keflavik et tout près du centre-ville à pied ou en taxi, l’hôtel de 252 clés compte parmi les principales adresses business de Reykjavik. Ses installations y sont pour beaucoup, avec ses onze salles de réunions permettant d’accueillir jusqu’à 650 invités dans un confort résolument moderne. Le Hilton Reykjavik Nordica vient d’ailleurs de bénéficier d’une rénovation partielle. À côté des équipements adaptés à la tenue d’événements et réunions, l’établissement s’est doté d’un remarquable espace bien-être. À noter aussi, le restaurant Vox, table réputée de la scène gastronomique locale.
Hilton Reykjavik Nordica Sudurlandsbraut, 2
Tél. : +354 444 5000
Email : info.reykjaviknordica@hilton.com
Internet : www1.hilton.com
Blue Lagoon : l’empire des sens
On se croirait sur la lune, ou dans un rêve ; et c’est là tout le charme du Blue Lagoon, qui prend par la main les voyageurs à peine arrivés en Islande et les entraîne pour une plongée, au propre et au figuré, au coeur d’un tableau quasi surréaliste. Les volutes alentour qui, même si elles en ont l’air, ne sont pas de la fumée, mais de la vapeur d’eau, diffusent une atmosphère cotonneuse. La palette de couleurs est extrêmement réduite ; elle se résume, au fond, à trois teintes qu’elle décline comme ça la chante : turquoise pour l’eau, noir pour la roche et blanc pour la neige. Ajoutons à cela une singulière odeur de soufre et jetons-nous dans ce drôle de bain d’hiver qui fait tout de même 38 degrés en moyenne. Quelques brasses, et l’on se prête au traditionnel « maquillage » minéral, avec une sorte de pâte blanche récupérée à la louche dans des bacs et réputée pour ses vertus curatives. Le son, l’odeur, la vue et le toucher : il ne manque finalement que le goût à cette expérience multisensorielle… Une lacune que le restaurant Lava, habitué à recevoir de grands événements d’entreprises et réputé pour ses mises en scène thématiques, se propose de combler.
Blue Lagoon 240 Grindavík
Tél. : +354 420 8800
Email : sales@bluelagoon.com
Internet : www.bluelagoon.com
Jour 2 : journée volcanique. Départ en Super Jeep sur la « piste aux mille rivières ». Dégustation de langoustines au restaurant By the Seashore, visite du site géothermique de Krysuvik, puis city tour à Reykjavik. Dîner au Gallery, restaurant de l’hôtel Holt.
Super jeep : à l’assaut du désert blanc
On se doutait bien que le périple à travers les contrées lunaires du Cercle d’or n’aurait pas lieu juché sur la selle d’une Vespa… Mais là ! La Super Jeep a bien mérité son superlatif. Équipé de pneus XXL, l’engin donne à la « promenade » des allures de bagarre entre la mécanique et une nature hostile. Pour autant, ni le relief, ni la neige, ni les coulées de lave, ni même les cours d’eau n’arrêteront la progression du véhicule sur la « piste aux mille rivières ». Quitte à dégonfler les pneus en cours de route pour mieux attaquer les chemins escarpés qui jalonnent le parcours… Dévalant les pentes, la Super Jeep ouvre une fenêtre sur une nature véritablement sauvage. Du coup, on comprend mieux pourquoi la majeure partie de l’île est considérée comme inhabitable…
Reykjavik : tranquille et branchée
Reykjavik a beau concentrer la majeure partie de la population islandaise, elle n’en conserve pas moins le charme d’une capitale à taille humaine. C’est aussi la plus au nord de toutes, et sans doute l’une des plus sûres. Ici par exemple la police n’est pas armée… « Où pourraient partir les criminels ? Il suffit de bloquer l’aéroport », résume, pragmatique, une expatriée française. Pour preuve, la résidence du Premier ministre n’a aucune barrière à l’entrée. Dans cette ambiance décontractée, il fait bon déambuler sur Laugavegur – principale artère commerçante du centre-ville – pour flâner de boutiques design en cafés cosy dans un décor plein nord chamarré de rouge, de bleu ou de vert par des façades en tôle ondulée. Plus loin, on découvrira l’architecture singulière de l’Hallgrimskirkja, l’église luthérienne la plus imposante du pays. Mais la nuit venue… Du Café Boston jusqu’au Faktory, la paisible capitale s’encanaille sur des airs de Sigur Ros et sur bien d’autres rythmes encore. Les voyageurs les plus courageux – ou imprudents, c’est selon – se laisseront entraîner dans un terrible « runtur », autrement dit un ballet orchestré qui enivre chaque week-end la capitale islandaise ; une tournée des bars singulière dont on ne ressort généralement qu’à l’heure du laitier avec une bien petite mine… Si une mine on a encore.
Centre des congrès Harpa : vitrine arty
Le design audacieux du centre des congrès Harpa est certainement la touche plastique contemporaine qui manquait à Reykjavik. Pourtant, la tempête financière de 2008 a failli avoir raison d’un projet finalement sorti de terre en 2011. Depuis, les événements internationaux se multiplient derrière la façade aux 10 000 vitraux qui s’illumine le soir de reflets multicolores. Dessinée par Olafur Eliasson, elle rend hommage aux orgues basaltiques. Les références à la nature tourmentée de l’Islande sont d’ailleurs partout présentes. Ainsi, le rouge de la salle de concert rappelle le magma en fusion.
Harpa Austurbakki 2
Tél. : +354 528 5000
Internet : en.harpa.is
Jour 3 : circuit du « Cercle d’or ». Départ de Reykjavik en Super Jeep et premier arrêt au parc national de Thingvellir. Visite du site de Geysir et du geyser Strokkur. Départ pour Skalpanes, dans la partie sud-est du glacier Langjökull. Équipement en combinaisons grand-froid puis déjeuner-buffet sur le glacier. Activité motoneige. Visite des chutes de Gullfoss. Dîner au restaurant panoramique Perlan.
Parc national de Thingvellir : histoire naturelle
Certains sites cumulent tant de symboles qu’ils forcent le respect. Temps fort de la visite du « Cercle d’or », le parc national de Thingvellir – ou Þingvellir selon la graphie locale– est de ceux-là et figure à ce titre au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2004. C’est ici que se séparent les plaques américaine et eurasienne à raison de cinq millimètres chaque année, une danse tectonique qui explique la sur-activité du sous-sol islandais. C’est également sur ces terres que se tenait dès 930 l’Althing, le plus vieux parlement d’Europe, si ce n’est du monde. Face au Rocher de la loi, porte-voix naturel, on se prend à imaginer les chefs vikings convergeant de tout le pays au mois de juin vers cette assemblée au décor de roches de lave lacérées. Quelques siècles plus tard, ces mêmes « plaines du parlement » – Thingvellir en langue islandaise – accueillaient un nouveau tournant historique puisque l’indépendance du pays y fut proclamée le 17 juin 1944. Ce décor grandeur nature s’est attiré au passage les faveurs d’Hollywood : l’Islande et le parc national servent aujourd’hui de cadre à la série américaine Game of Thrones.
Chutes de Gullfoss : émotions en cascade
Des gorges vertigineuses, des parois de glace, des embruns qui floutent le paysage, un gigantesque arc-en-ciel et le fracas de la rivière Hvita dont le débit est nourri par la fonte du glacier Langjökull. Impossible de ne pas rester de longues minutes captivé par ces cascades en escalier. Ces immenses chutes ont pourtant été sauvées des eaux in extremis – en l’occurrence d’un projet de barrage hydroélectrique – par une femme au caractère bien trempé. À en croire la légende, la préservation du site de Gullfoss serait due à Sigridur Tomasdottir qui, face aux ambitions d’investisseurs étrangers au début du XXe siècle, menaça de se jeter dans ces eaux bouillonnantes où personne n’oserait aventurer le bout d’un orteil… Depuis, le portrait de l’héroïne veille sur ce lieu unique, attirant toute l’année de nombreux visiteurs.
Le Strokkur et le Grand Geysir : aventure géothermique
Certes, l’éruption du volcan Eyjafjöll a bien tenté de lui voler la vedette pendant quelques semaines en 2010 en provoquant l’annulation de plusieurs milliers de vols. Mais le site de Geysir demeure l’une des têtes d’affiche parmi les curiosités géologiques qui font la réputation de l’Islande. De lui découle d’ailleurs le terme de “geyser”, depuis longtemps entré dans le vocabulaire courant et désignant, selon le Larousse, une « source d’où jaillit de façon intermittente de l’eau chaude ou de la vapeur d’eau, avec dégagement sulfureux« . Si le roi des rois, le Grand Geysir, n’est plus ce qu’il était, le succès du site repose aujourd’hui sur son voisin, le Strokkur. On a beau être prévenu, et guetter comme tant d’autres les soubresauts du sous-sol, le jaillissement soudain d’eau bouillante fait toujours son effet. D’autant que la colonne peut atteindre jusqu’à trente mètres de hauteur ; et que le Strokkur n’est pas seul à assurer le spectacle. En effet, l’activité géothermique est présente partout, jusque dans ce four naturel où cuit, quelques dizaines de mètres plus loin, un délicieux pain noir…
Les plus
- Un cadre sauvage très préservé.
- Une destination de proximité.
- Une capitale agréable, sûre et à taille humaine.
- Une destination très exotique au final ; presque un autre monde.
Les moins
- Une météo versatile.
- Des tarifs parfois prohibitifs dans les bars.
- Un parc hôtelier encore en devenir.
- Un Blue Lagoon déserté par la clientèle locale, politique tarifaire oblige.




















