Stefanos Mavrocordatos Directeur de l’Office hellénique du tourisme en France

Pourquoi visiter Athènes aujourd’hui ?

Stefanos Mavrocordatos – Ceux qui connaissent l’Athènes d’avant les J. O. vont retrouver une toute nouvelle ville toujours aussi vivante, mais plus sereine. Quant aux autres, ils vont tout simplement découvrir une très belle cité dont les richesses culturelles sont connues de tous.

Comment se porte le marché du tourisme d’affaires ?

S. M. – En 2006, le pays a accueilli quelque 630 congrès et opérations incentive, soit une augmentation de 4 %. Dans ce domaine, Athènes reste la destination phare, mais la Crête, Rhodes et Salonique tirent aussi leur épingle du jeu.

Comment le pays gère-t-il la période post-Jeux olympiques ?

S. M. – Les travaux considérables entrepris pour l’organisation des J. O. ont profondément modifié le visage d’Athènes et de sa région. Son infrastructure hôtelière n’a plus rien à envier aux grandes villes européennes et d’immenses progrès ont été réalisés en matière d’urbanisme : création de nouvelles voies, développement des zones piétonnes, refonte des transports en commun… Il s’agit maintenant de rentabiliser ces investissements et de les développer en les accompagnant d’une politique audacieuse en matière de tourisme.

Quelles sont les grandes lignes de cette politique ?

S. M. – Tel qu’il a été défini par notre ministre du développement touristique, Fani Palli-Petralia, l’objectif est le suivant : d’ici à dix ans, installer la Grèce au cinquième rang des destinations les plus fréquentées. Or, nous occupons actuellement la quinzième place. La stratégie adoptée va donc se déployer tous azimuts. Elle suppose une extension de l’offre de loisirs avec, notamment, la création d’une trentaine de golfs. Elle passe aussi par le renouvellement de la flotte des navires desservant les îles, ou la construction de marinas pour accueillir les plaisanciers.

Mer et soleil restent les atouts ?

S. M. – C’est notre patrimoine et il n’est pas question de le renier. Cependant, une étude de l’Organisation mondiale du tourisme indique que le pays ne valorise que 15 % de son potentiel touristique. Il s’agit donc de diversifier : ainsi, la Grèce possède une vingtaine de stations de ski et son plus grand domaine skiable est à peine à deux heures d’Athènes ! Nous allons miser également sur le développement du tourisme rural via des aides financières afin d’aménager des gîtes. Enfin, tout est mis en œuvre pour encourager les visiteurs à acquérir une résidence de vacances en Grèce, laquelle pourra devenir, pour les seniors, leur résidence principale. Autre axe : l’intensification du tourisme d’affaires, avec la création de deux centres de congrès, à Athènes et à Salonique.