
Quelques jours après le lancement – relativement discret – de sa nouvelle application mobile, la SNCF a décidé de frapper un grand coup sur le dossier du numérique. Epaulé par son Président Guillaumpe Pépy, le directeur du digital et de la communication de la SNCF Yves Tyrode a présenté point par point le plan #digitalSNCF. Au programme : la nouvelle application mobile porte-à-porte de de la compagnie, une couverture haut débit mobile généralisée, une focalisation sur les dossiers open data et API, un fond d’investissement (30 millions d’euros, sur fonds propres) ciblant les startups et baptisé « Digital SNCF Ventures », et, en interne, la transformation digitale de l’entreprise.

Interpellée en octobre dernier par la Secrétaire d’Etat Axelle Lemaire, la SNCF apporte ainsi une réponse claire aux problématiques de connectivité à bord de son réseau, même si la priorité n’est visiblement plus forcément accordée au Wi-Fi. « Cette abscence de débit ne peut être réduite au wi-fi ou non dans certains trains » tranche d’ailleurs Yves Tyrode, qui vise « une couverture 3G et 4G dans tous les trains et dans toutes les gares ». Le Wifi devrait donc finalement intervenir « uniquement dans certains cas précis », à savoir les gares les plus fréquentées et le TGV, en complément de la couverture 4G.

Guillaume Pepy et la SNCF ambitieux, et promettent une transformation digitale menée à grande vitesse
Les outils mobiles font également l’objet d’efforts – et d’investissements – accrus, comme en témoignait déjà le lancement de la nouvelle application qui regroupe les différents portails mobiles de la compagnie, et qui mise sur le door to door. Elle pourrait bien bénéficier de l’autre grande annonce de cette conférence, actant la naissance de « Digital SNCF Ventures » : un fond d’investissement de 30 millions d’euros sur trois ans, financé sur fonds propre. Opérationnel dans les semaines à venir, il doit permettre de prendre des parts dans les startups les plus prometteuses.
Cette transformation digitale, qui mobilisera 150 millions d’euros annuels pendant trois ans, débouchera également sur « une refondation de notre métier », que doit accompagner l’équipement en tablettes des agents SNCF. De nouvelles ambitions dont la compagnie ferroviaire entend mesurer rapidement les effets, en donnant déjà rendez-vous aux – nombreux – observateurs du dossier dans 18 mois.






















